LIVRE XXVIl. — JUPITER
relatifs à la distance moyenne de Jupiter à la Terre, laquelle distance, comme on sait, est d'environ cinq fois le rayon de l'orbite terrestre :
Premier satellite, i".02
Deuxième 0 .91
Troisième i .49
Quatrième i .27
De là il résulte, par un petit calcul qu'il est inutile de détailler ici, et dont le lecteur a déjà vu plusieurs exemples (voir notamment liv. xxi, chap. ii, t. m, p. &02), que le premier satellite, vu de Jupiter, soustend en moyenne un angle de 83', c'est à peu près l'angle sous-tendu par la Lune vue de la Terre. Pour le second satellite et le troisième, cet angle est environ le môme pour les deux et se monte à 18\ Quant au quatrième satellite, l'angle sous lequel on le voit de Jupiter est d'à peu près 9'.
En rapportant les rayons des corps des satellites, supposés sphériques, au rayon de la Terre pris pour unité, nous trouvons pour le rayon du premier, 0.32; pour celui du second, 0.27; pour celui du troisième, 0.47; enfin pour celui du quatrième, 0.33. Les diamètres de ces corps, exprimés en lieues de 4,000 mètres, sont, pour le premier, 982 lieues; pour le second, 882; pour le troisième, 1,440; pour le quatrième, 1,232.
Il découle de là que le second satellite a un volume à peu près égal à celui de notre Lune ( liv. xxi , chap. ix, t. m, p. 403) et que les autres sont notablement plus grands.
Les masses des quatre satellites de Jupiter sont repré-
sentées par les nombres suivants, la masse de la planète étant prise pour unité :
Premier satellite 0.000017
Deuxième 0.000023
Troisième 0.000088
Quatrième. 0.000063
Le troisième satellite, qui est le plus grand et qui a la plus grande masse, a la même densité que la planète ; le deuxième est plus dense.
Les valeurs que nous venons de donner des dimensions réelles des satellites de Jupiter sont déduites des nombreuses observations faites par Struve. Elles diffèrent peu de celles que Schrœter avait calculées d'après le temps qu'employait le diamètre de ces astres à se cacher der^ rière le corps opaque de la planète, ou , ce qui revenait au même, du temps que ces corps mettaient à pénétrer sur le disque de Jupiter. De pareilles observations sont naturellement très- délicates, et les dimensions qu'elles assignent aux divers satellites peuvent être affectées d'erreurs appréciables. Bailly avait appliqué déjà, en 1771, à la même détermination, le temps que chaque satellite employait à pénétrer dans le cône d'ombre. Cette méthode, contre laquelle on a fait des objections fondées, le conduisit aux résultats suivants :
Premier satellite. i'' 0' 20"
Deuxième 0 26 65
Troisième 0 22 22
Un moyen plus exact de résoudre le même problème consiste à mesurer les dimensions des ombres que les