LIVRE XXVUI. — VITESSE DE LA LUMIÈRE
Jupiter et le Soleil et sur la ligne droite qui joint ces deux astres, Jupiter étant opposé au Soleil arrive tu méridien précisément à minuit, et qu^on dit alord de la planète qu'elle est en opposition. Si la Terre est toujoQrs placée sur la ligne qui joint Jupiter au Soleil non plus dans une situation intermédiaire entre les deux astres, mais dans la position TSJ''', l'observateur situé sur la Terre voit Jupiter dans la région du firmament qu'occupe le Soleil , et les deux astres passent au méridien au même instant ou à midi ; alors Jupiter est dit en conjonction^.
Soit dans la figure l'occident à droite , l'orient à gauche; le mouvement diurne s'exécute de gauche à drQite; le mouvement de Jupiter lorsqu'il ira de la conjonction à l'opposition, s'exécutera de l'occident à l'orient ou.de droite à gauche; celui du satellite s'opérera aussi 4e droite à gauche ou de l'occident à l'orient dans la portion de l'orbite où se trouve le cône d'ombre.
Quand Jupiter est en opposition, dans la position STJ, alors on ne peut voir ni les disparitions ni les réapparitions du premier satellite. Ce satellite traverse le cône d'ombre dans des points qui sont évidemment cachés par le corps opaque de Jupiter, car dans un cône la base est plus grande que toutes les sections semblables et cir<;ulaires comprises entre cette base et le sommet.
Si Jupiter est situé dans une position J' quelconque» comprise entre la conjonction et l'opposition, le point dans lequel le satellite pénétrera dans le cône d'ombre ne sera pas visible de la Terre ; le point par lequel il sortira du cône d'ombre, au contraire, sera visible et l'on pourra noter le moment de sa réapparition » ou , pour me eervûr
de l'expression technique , le moment de son émersion. Dans cette position de la planète et dans toutes celles qui sont comprises entre i'" et J où Jupiter est en conjonction, on ne peut donc observer que les émersions. Le contraire aura lieu si nous considérons Jupiter placé en un point quelconque i" situé entre l'opposition et la conjonction ; alors on ne voit que la limite du cône d^ombre par laquelle le satellite pénétrera et les points de disparition ou les immersions seules seront visibles; les émersions s'opéreront dans des points cachés par le corps opaque de la planète.
Dans la figure 331 nous avons supposé, pour plus de simplicité , la Terre immobile en T et Jupiter parcourant toute son orbite. Les phénomènes s'expliqueront maintenant de la même manière si l'on admet les mouvements réels de la Terre et de Jupiter autour du Soleil. Alors à une conjonction TSJ"' (fig. 332) succède une opposition ST'J^ après un peu plus de six mois, puis vient une nouvelle conjonction T'''SJ' suivie elle-même d'une opposition Sr^'J, etc. La Terre allant de T à T' dans soti orbite, voit tous les phénomènes précédemment décrits se passer autour de Jupiter qui se transporte de J'" en J'^
Le temps qui s'écoule entre deux immersions successives du même satellite de Jupiter est exactement égal au temps qui s'écoule entre deux émersions : ce temps est ce qu'on appelle révolution synodique.
Concevons l'orbe du satellite partagé en 360* ; un diamètre quelconque de cet orbe, celui qui passe par 0 et 180% par exemple, reste toujours parallèle à luimême, même pendant le déplacement de Jupiter; le