‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 266 sur 588 · LIVRE XXVIII. -^ VITESSE DE LA LUMIËRE · texte numérisé non relu

LIVRE XXVIII. -^ VITESSE DE LA LUMIËRE

satellite à la Terre ne varient presque pas , de manière qu'à cette époque les durées de la révolution du satellite, ou les intervalles compris entre deux immersions successives , doivent être indépendantes de la vitesse de la lumière, car cette vitesse affecterait également les deux observations comparées. On pourra donc, à Taide d'une immersion et d'une émersion observées un certain nombre

CoDjcvction

Fig. 334. — Variations des diilances moyennes de U Terre à Jupiter

aux dÎTerMs époques.

de Jours avant ou après la conjonction ou l'opposition , déterminer celle qui a dû avoir lieu dans ces positions remarquables et que des causes physiques, déjà signalées, nous empochent d'observer directement.

U est bien entendu que si l'on compare les durées des révolutions synodiques déduites des observations faites près des oppositions ou des conjonctions, on les trouvera

différentes de celles qu'on calculerait d'après les observations faites dans d'autres positions , dans les quadratures, par exemple.

Examinons présentement de combien a varié la distattce de Jupiter à la Terre, de l'opposition à la conjonction. De T en J (fig. 33t, p. 386), distance de la Terre à Jupiter en opposition, il y a une valeur égale à la demi-différence entre les diamètres des orbites de Jupiter et de la Terre, La distance de T en J''', ou la distance de la Terre à Jupiter en conjonction, se compose du diamètre TA de l'orbite terrestre, augmenté de la différence AJ''' qui, comme TJ, est la demi-différence des diamètres des deux orbites; donc la différence entre la distance de Jupiter à la Terre en conjonction à la distance de Jupiter à la Terre en opposition, est égale à TA, double de 38 millions de lieues ou de la distance moyenne du Soleil à la Terre.

Ajoutons encore une remarque qui nous sera très-utile: le temps que Jupiter paraît employer à aller de la conjonction à l'opposition est exactement égal au temps dont il a besoin pour aller de l'opposition à la conjonction ; puisque le temps réel de la révolution du satellite est toujours le même , il devra y avoir de la conjonction à l'opposition un nombre d'immersions exactement égal à celui des émersions qui s'effectueront entre le jour de l'opposition et celui de la conjonction. En outre, connaissant toutes les circonstances du mouvement d'un satellite autour de la planète, on peut déduire facilement de l'observation de l'époque d'une immersion visible, l'instant exact de l'émersion inmible suivante, ou réciproquement.

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