LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE
mesure, mais encore quand la règle est suspendue, j'ai fait percer dans la tête du couteau un trou D dirigé perpendiculairement à son axe : on peut ainsi observer facilement si le passage de la lumière est bien intercepté entre le couteau et la règle.
Uautre extrémité de la règle est munie d'une languette qu'on peut faire sortir ou rentrer au moyen d'une vis de rappel. Sur cette languette et sur la règle sont tracées des divisions égales.
La règle étant suspendue à la place du pendule, on fait sortir la languette jusqu'à ce qu'elle vienne se mettre en contact parfait avec le plan métallique inférieur. Lorsqu'on est arrivé à ce résultat, après avoir pris toutes les précautions nécessaires pour que la température de la règle soit celle de la cage, on lit le nombre de divisions dont la languette est sortie. A l'aide d'un comparateur (fig. 315 et 316), instrument imaginé par Lenoir et perfectionné par Fortin, on trouve d'ailleurs la longueur de la règle, la longueur des divisions, et la grandeur de la fraction de division dont la languette est sortie. Pour cela on compare avec des étalons la règle ayant la languette rentrée, la règle ayant la languette sortie d'un nombre entier de divisions, et enfin, à chaque fois, la règle ayant la languette sortie dans l'état exigé pour le contact avec le plan métallique inférieur du pendule. . On sait que le comparateur présente un talon fixe T (fig. 315) et un taloji mobile T'. On place l'une des longueurs à comparer entre les deux talons et on produit un contact parfait du talon T' en faisant avancer la coulisse sur laquelle celui-ci est posé. Ou serre alors les
vis de pression ItR, et le talon T' ayant fait marcher le levier coudé bcb', on peut voir la coïncidence d'un vernicr Y placé à l'extrémité de la longue branche du
levier, avec les divisions d'une règle DD. Si alors on enlevé la promiore longueur pour y substituer l'autre, le tiilon T' est forcé par un ressort de s'-eppuyer encore
sur TeXtrémité de la longueur nouvelle. La marche du vernîer, dans un sens ou dans l'autre, indique alors, avec une approximation qui n'est pas moindre qu'un cinq centième de millimètre , la différence des deux longueurs comparées.
H reste encore à retrancher de la longueur totale trouvée le rayon de la boule de platine , rayon qui peut se calculer d'après le poids de cette boule et la densité connue du platine et que l'on trouve d'ailleurs expérimentalement en plaçant la boule dans un appareil de contact formé de deux plans parallèles dont l'un est fixe et l'autre mobile; on mesure les mouvements de ce dernier à l'aide d'une vis portant un vcrnier latéral qui donne les centièmes de millimètre. Enfin il y a lieu de faire des corrections en raison du poids du fil et de celui de la calotte, puis de réduire les observations au niveau de la mer et au vide. Toutes ces opérations s'effectuent par des calculs dans lesquels je n'ai pas à entrer, mon but étant uniquement de faire comprendre l'esprit général des méthodes, tout en signalant les précautions minutieuses auxquelles l'astronome doit s'assujettir.
Le pendule que je viens de décrire est un peu différent de celui de Borda ; pour faire connaître ce dernier, je placerai ici un extrait de la description qu'il en a lui-même donnée. L'appareil est représenté par la figure 317. AB est l'horloge à secondes aux oscillations de laquelle Borda et Cassini, dans la série d'observations qu'ils entreprirent en commun, comparaient le mouvement du pendule ; ce pendule VP tombait un peu en avant de riiorlogo, et avait sa suspension à l'extrémité d'un bloc
de piciTc CDFK posé sur la partie supérieure du mur
contre lequel l'appareil était établi. La boule P du pcn-