LIVRB XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE
placé au milieu de Touverture ST (fig. 319) lorsqu'on observait les oscillations. Mais lorsqu'on mesurait la longueur du pendule on transportait ce couteau vers T , et on le remplaçait par une règle qui servait à cette mesure et dont on voit la partie supérieure en QR...
« Le pendule tombait un peu en avant de l'horloge. On avait collé sur la lentille B un papier à fond noir e, sur lequel étaient tracées deux lignes blanches qui se croisaient, en fonnant avec l'horizon un angle de 45**. L'horloge étant arrêtée et le pendule étant également au repos, on fixait la lunette 0 (fig. 317) dans la direction OP^, passant par la croisure des lignes de la lentille et par le fil du pendule, et on plaçait à une petite distance du pendule un écran à fond noir QRS, dont le bord QS était dans une ligne verticale et arrangé de manière qu'il couvrait la moitié de l'épaisseur du fil du pendule : cette disposition étant faite , on mettait le pendule et la lentille en mouvement , et on observait le temps où le fil du pendule et la croisure des lignes de la lentille disparaissaient ensemble derrière l'écran... Entre deux concours successifs, l'un perdait sur l'autre deux oscillations entières...
«Comme la durée des oscillations d'an pendule augmente suivant la grandeur désires qu'il décrit et qu'il fallait réduire cette durée à celle des oscillations infiniment petites, on avait le soin d'observer l'amplitude des arcs à l'instant de l'observation de chaque concours', et pour cela .on avait placé à une petite distance du pendule une règle MN (fig. 317), qui était divisée en minutes de degré...
€ La règle qui servait à mesurer la longueur du pendule était de platine et recouverte d'une autre règle de cuivre (fig. 320). Sa partie supérieure était terminée
Fi;;. HHK — \\bii\p. «le lîonla pour inoMiivr la lou^reur du ixMidule.
par un T d'acior trempé (|ui s'engageait dans rouverlnre ST de la fiRurc :U9, et servait h faire porter celte règle
par le plan MN. La partie du T qui était appliquée contre la tôte de la règle, et les surfaces inférieures des deux branches AB et CD, avaient été dressées avec soin sur un marbre, et ne formaient avec la tête de la règle qu'un seul et même plan, de manière que la règle étant en place 9 sa surface supérieure se trouvait exactement à l'affleurement du plan MN.
« A l'extrémité inférieure de la règle était une languette EF de platine, qui glissait à léger frottement entre les deux coulisses GH et LI également de platine. La languette portait des divisions dont les dixièmes étaient appréciés par le vemier X.
• L'objet de la règle de cuivre qui couvrait celle de platine, était de former avec celle-ci un thermomètre métallique qui , par la différence de dilatation des deux métaux, servait à faire connaître à chaque instant la quantité absolue dont la règle de platine était dilatée. L'extrémité supérieure de la règle de cuivre était fixée par trois vis un peu au-dessous du T d'acier, et son extrémité inférieure, qui était libre, avait une ouverture rectangulaire PR dans laquelle entrait une pièce ST fixée sur le platine; cette pièce ST portait les divisions du thermomètre métallique dont les subdivisions étaient mesurées par le vemier U ; celui-ci devait s'avancer sur les divisions de ST de toute la quantité dont le cuivre se dilatait plus que le platine.
• Les deux verniers U et X étaient observés à l'aide des microscopes F que montre la figure.
• La pièce IHL (fig. 317 et 318) qui était fixée sur une pierre en saillie maçonnée dans le mur et placée ud
A.— lit 6
C6 ASTRONOMIE POPULAIAE.
peu au-dessous de la boule du pendule, était composée d'un petit plan de cuivre JH, bien dressé et placé horizontalement, qu'on pouvait élever et abaisser à volonté au moyen d'une vis dont les pas étaient tris-fins. Lorsque, après avoir achevé une observation, on voulait mesurer la longueur du pendule , on commençait par le mettre au repos ; on élevait le petit plan de cuivre jusqu'à ce qu'il vljit à toucher la partie inférieure de la boule ; ce qui s'observait avec une grande précision, à cause de la len^ teur du rappel; ensuite, écartant le pendule de la vertir cale, et déplaçant le couteau de suspension ,, il ne restait plus qu'à se servir de la règle pour mesurer la distance depuis le petit plan III jusqu'au plan supérieur qui portait le couteau.
a Pour cela on transportait cette règle de la positiojQ OP (fig. 319) qu'elle avait pendant le temps du mouve.rnent du pendule, jusqu'au miliea de l'ouverture ST où était auparavant le couteau de suspension, et alons la règle ayant pris la place du pendule, sa languette tombait sur le petit plan IH, et marquait par sa division la longueur de ce pendule depuis- le point de sus^ p ?nsion jusqu'au-dessous de la boule. »
Maintenant que le lecteur a sous les yeux la des*cription de l'appareil de Borda et des perfectionnements qu'on lui a donnés, il nous reste à exposer les résultats obtenus dans les deux hémisphères sous les latitudes les pl'is diverses, près de l'équateur et jusque vers les deux pôles. r.es voyages maritimes des capitaines Sabine^
Frey.cinet. et Uuperrey sont v^nus compléter heureusemont les expériences entreprises en Europe par les astro-