‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 378 sur 588 · LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS

commence réellement le rôle de l'astronome et du physicien. C'est en approfondissant ces questions qu'on arrive à expliquer la diversité des températures terrestres, dans les douze mois de l'année, dans les lieux différemment situés, sur les côtes orientales comparées aux côtes occidentales des continents, sur des plateaux élevés ou près du niveau de la mer, etc.

Partons des expériences de cabinet à l'aide desquelles les physiciens ont établi qu'un corps, quel qu'il soit, se met en communication rayonnante, même à travers le vide le plus parfait, avec tous les corps, plus chauds ou plus froids que lui, composant l'enceinte matérielle dont il est entouré. Demandons-nous ensuite ce qui arrive lorsque les espaces célestes forment une partie de Tenceinte dans laquelle on opère.

l^a température de notre atmosphère va rapidement en diminuant à mesure que l'on s'élève. Ce résultat semble impliquer que l'espace dans lequel la Terre se trouve comme suspendue, est très-froid. Si l'atmosphère et l'espace se comportent à la manière des corps froids ordinaires, les corps terrestres d'une température élevée ou seulement modérée qui pourront rayonner, enverront constamment vers Tatmosphère et vers l'espace dans lequel notre globe se meut, une quantité de chaleur variable avec leur nature et leur température propre. (]lettc quantité de chaleur perdue sera-t-elle restituée par une cause quelconque? La restitution variera-t-elle en quantité aux diverses époques de l'année? Tel est le problème que nous devons chercher à résoudre.

La chaleur solaire est la cause première, nous pour-

5f» .%sTft*:.\MXEE P«>HLA{tE

riocr pr<r?q5>? dire, bi caœe ^iiui!F>^ *i'J p»^i»*»:-<i:èf>r •: SiÎTOTje^. >?a?^aj«i: cette «rartsiç est !i»Xâb/enKn« mT-difiêe dafi$ âr-ï eff^. «aivant ^a oauire parn^nil-èred^çs matière^ tefrç^*/*s. iiqoide* oa sc^ides. qa> ".«r va frapper et 'yii rab5*>rî>=rfi: en partie.

Ir/r? ïtAîw: que le Soleil, dans an certaiii tempes, ^-c-rserait la ni^me quantité de chalear sar deai matîéîvdonnée*, ézaletner-t abst^rbantes. mai^ de nitures différente*, de? ah?orpt[ori> égaies n'élèreraient pas êgaleiiieDt le» temfiératures des deux corps. En effet, on n'a qu'à «e rappeler les nombr»=-*Jses Tariétés de terrains que les géologues ont signalées sur la surface du globe. Or les diverses .substances ont des chaleurs spécifiques très^fférentes ^chap. i\. p. oi9) . et par conséquent lean^ températures s'élèvent tr^s-différemment pour la même quantité de chaleur ab^jrlvV.

La matière terrestre tran>met-elle. propage-t-elle facilement la chaleur? I^ chaleur absorbée, provenant du Soleil, se répand en peu de temps dans une grande épaisseur: la surface n'est jamais très-chaude.

|j3i matière terrestre possède- t-elle des propriétés inverses? Toute la chaleur absorbée se concentre • en quelque sorte, à la surface et en élève considérablement la température.

Ainsi, pour des lieux semblablement placés à la surface de notre planète, les phénomènes d'échauffement et de refroidissement peuvent être très-différents. L'ensemble des circonstances qui influent sur la température moyenne d'un lieu constitue son climat.

Dans les discussions relatives aux climats, il est donc

Page 1