‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 415 sur 588 · LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS

Noms Hiulsnis

Andes de Quito TSO'S. û,820 ] Limite des neiges

Andes du Cliili 33 0 â,â83 I perpétuelles dans

Andesde la l'aUigonie.. â3 30 1,832 1 rhêmisphëre aus-

Andes Magellaniques... 53 30 1,130 ] tral.

Volcan de Purace 3* 15' N. â,700 \

Cordillère du Mexinua , 17 30 4,500 1

Himalaya 30 0 j^oe^ L,m,te des neiges

Pyrénées Û2 30 2,728 P«'T>étuelIe8 dans

Alpes 46 0 2,700 [ ' hémisphère bo-

Unalaschka 53 iO 1,070 I '^^'•

Islailde 65 0 936 I

A Paris, les observations faites en aérostat ont donné les résultats suivants :

Dans le voyage de Gay-Lussac du 16 septembre 1804, le thermomètre marquait à terre 27'.5 et à 7,016 mètres — 9*.5; dilTérence 37*.0;

Dans le voyage de MM. Barrai et Bixio du 27 juillet 1850, la température était à terre de 17°.6 et à 7,0i9 mètres de hauteur de — 39°.7 ; différence 57'.3.

La végétation remonte sous les divers climats non loin des hauteurs où commencent à régner les neiges perpétuelles. Au Chimborazo, à 4,800 mètres de hauteur, là où la température moyenne est encore de l'.5, M. Boussingaull a vu des saxifrages qui adhéraient au.\ rochers. En Europe, sur les hautes cimesdes Alpes suisses, c'est à peine si quelques rares lichens colorent les roches dépouillées de neige à une hauteur de 2,700 mètres.

M. Penlland a reconnu que la limite inférieure des neiges perpéluelles sur les flancs de la Cordillère orienlalc du llaut-l'érou, est très-rarement au-dessous de 5,200 mètres, tandis que dans les Andes de Quito,

quoique beaucoup plus voisines de Téquateur, cette limite est seulement à 4,800 mètres, comme l'indique le tableau précédent.

En traversant le passage des Altos de Tolède, dans le mois d'octobre, M. Pentland trouva que sur rinchocajo, qui appartient à la Cordillère occidentale, la limite inférieure des neiges était de ftOO mètres au-dessus du passage ou de 5,1 SO mètres au-dessus de la mer.

Déjà le revers septentrional de l'Himalaya avait présenté une semblable anomalie, et par une cause toute pareille : je veux parler de l'influence que les grands plateaux doivent nécessairement exercer sur la loi du décroissement de la chaleur dans l'atmosphère. Il est évident que si cette loi avait été trouvée pour une atmosphère libre, à l'aide de voyages aérostatiques, les nombres qu'elle fournirait feraient connaître à peu près la température des diverses zones d'une montagne, quand cette montagne, isolée, s'élancerait rapidement dans les airs en s' appuyant sur une base peu étendue et située au niveau de la mer. 11 n'en serait plus de même, à beaucoup près, si la montagne était assise sur un large plateau déjà élevé à parité de hauteur ; la température se trouverait alors sensiblement plus grande que dans le premier cas. C'est aussi par l'influence du plateau sur lequel les deux Cordillères du Pérou reposent, qu'on expliquera comment la vie organique s'y conserve si haut. Dans les Andes du Mexique, entre le 18* et le 19* degré de latitude nord, toute végétation disparaît à la hauteur de 4,290 mètres, tandis qu'au Pérou, sur le prolongement de la même chaîne, non -seulement il existe

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une nombreuse population agricole à des hauteurs supérieures, mais on y trouve encore des villages et de grandes cités. Aujourd'hui , un tiers de la population des contrées montueuses du Pérou et de Bolivia habite des régions situées fort au-dessus de celles où toute végétation a cessé à parité de latitude dans l'hémisphère nord.

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