‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 426 sur 588 · LIVRE XXXU. — SAISONS BT CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXU. — SAISONS BT CLIMATS

ne sauraient évidemment conduire à aucune conclusion certaine, et groupons les divers résultats. Âlorâ la Table précédente nous donnera :

Température moyenne des 69 aonëes à

comètes 10*.81 centigrades.

Température moyenne des 37 années sans

comètes I0*.5a —

La différence de ces deux nombres est assez sensible pour mériter qu'on en cherche la cause. Ne la trouveraiton pas dans cette circonstance, que les années froides sont ordinairement nébuleuses? 11 est du moins certain que, par un temps habituellement couvert, les plus brillantes comètes peuvent passer sans être aperçues. Si l'on compare les températures moyennes des années pendant lesquelles il s'est montré une seule comète, avec celles des années qui ont été marquées par l'apparition de deux ou d'un plus grand nombre de ces astres, on doit affaiblir, sinon éliminer entièrement l'influence de la circonstance météorologique que je viens de signaler. Or, en opérant ainsi, on trouve :

Température moyenne des 30 années ft

one comète lO'.SO centigrades.

Température moyenne des 39 années A

plusieurs comètes 10*.83 —

La différence paraîtra certainement insignifiante ; les deux nombres sont presque absolument identiques.

Ce dernier résultat doit sembler décisif h tout esprit non prévenu. Néanmoins je sais trop à quel point le public est disposé à prêter aux comètes une certaine influence

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cnlorifique, pour ne pas sentir le besoin de réunir dans ce chapitre les diverses données de Tobservation qui peuvent contribuer à mettre la vérité dans tout son jour. Les trois petites Tables suivantes me paraissent aller directement à ce but. En effet , lorsqu'en les examinant avec attention , on aura remarqué que les grands froids sont arrivés fréquemment pendant les apparitions de comptes, et les grandes chaleurs à des époques où aucun do ces astres n'était visible, on sera moins disposé à s'appuyer sur des coïncidences fortuites que la suite des temps doit inévitablement amener, pour établir entre les doux ordres do phénomènes dont il s'agit , une relation dont rien , al>solument rien , n'établit la réalité.

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