‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 429 sur 588 · LIVRE XXXÏI. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXÏI. — SAISONS ET CLIMATS

Dat^ Degrés centiarades Remarques

* aii-desBoa de 0 sur les comètes.

Deux comètes y compris la

18/12, 18 août + 37 .2 | ^^'"^^^ ^ courte période.

Passages au périhélie :

12 avril et il décembre.

Huit comètes y compris la

comète de 6 ans 3/6. Pas-

.„,^ - . ... , I o/» c / sagesau périhélie: 22 jan-

1846. 5 juillet.... +36.5 j vier, 11 et 25 février,

5 mars, 27 mai, 1*' et 5 juin, 29 octobre.

Six comètes, dont Tune visible à rœil nu. Passages

jo#.» M', i Mi^* i on M J ^^ périhélie: 30 mars,

18Û7, 17 juillet +35.1 < , .. . ^ .^,« ,, ,

* 4 juin, 9 août (2 comètes),

9 septembre, 1/i novembre.

/ Deux comètes. Passages au

1850, 5 août + 33 .6 | périhélie : 23 juillet, 19

( octobre.

Quatre comètesy compris la comète à courte période

1852, 16 juillet .... + 35 .1 ) ®^ '* ^^™^*® ^® ^ ^"« ^1^'

Passages au périhélie: iU

mars, 19 avril, septembre,

12 octobre.

Après avoir présenté tout ce qu'il est possible de tirer aujourd'hui du petit nombre d'observations que les astronomes ont rassemblées, étudions le problème sous un autre point de vue.

Une comète peut agir à distance sur la Terre, de trois manières seulement : par voie d'attraction ; par les rayons lumineux et calorifiques qu'elle lance ou réfléchit dans tous les sens ; par la matière gazeuse dont se compose sa nébulosité ou sa queue, et qui, dans certaines positions, viendrait envahir l'atmosphère terrestre.

La comète de 18li, tout le monde se le rappelle, avait une brillante queue, dont la longueur ne resta pas constante. Dans son maximum, les mesures astronomiques lui donnèrent 41 millions de lieues. Sans avoir besoin de chercher si jamais cette queue se trouva dirigée vers la Terre, nous pouvons affirmer qu'elle ne l'atteignit pas, car le 15 octobre, au moment de son plus grand rapprochement, la comète était encore à 47 millions de lieues de nous.

Dans son maximum d'éclat, la comète de 1811 ne jetait certainement pas sur la Terre une lumière égale au dixième de celle que nous recevons de la pleine Lune. Celle-ci, je ne dis pas seulement avec son intensité naturelle, mais concentrée au foyer des plus larges miroirs ou des plus grandes lentilles, et agissant sur la boule noircie d'un thermomètre à air, n'a jamais produit d'effet sensible. Cependant, par ce mode d'expériences, un centième de degré du thermomètre ordinaire aurait été largement appréciable! Il faudrait renoncer à jamais faire usage de sa raison si, après de tels résultats, on s'arrêtait encore à l'idée qu'une comète, fût-elle vingt fois plus éclatante que celle de 1811, pourrait, par sa lumière, produire à la surface de la Terre, soit des variations de température susceptibles d'avoir quelque effet sur l'abondance et la qualité des récoltes, soit même un de ces changements microscopiques que les instruments subtils des météorologistes sont destinés à signaler.

C'est donc dans la force attractive des comètes, qu'on se trouve définitivement amené à chercher la cause efficiente de leur prétendue influence météorologique. La Lune nous servira de terme de comparaison.

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