LIVRE XXIII. — ATTHACTION UNIVERSELLE. T
u la place de ch dans le mot yCkoi employé par Homère. {Iliade^ liv. y, vers 860, et liv. xiv, vers 148). Un tel reproche ne saurait guère ôter de mérite à Tune des plus belles entreprises des sciences. Non-seulement on a mesuré exactement un grand arc du méridien terrestre, mais on a trouvé le rapport entre la mesure adoptée et la longueur du pendule battant la seconde, dans le vide et au niveau moyen de la mer, dans différentes latitudes, de telle sorte que, quand même des tremblements de terre, des cataclysmes épouvantables viendraient à bouleverser notre planète et à détruire les étalons prototypes qui ont été déposés aux archives, une expérience faite avec le pendule reproduirait la valeur du mètre et rétablirait le système métrique décimal dans son invariabilité. Sans doute le problème que s'était proposé la première commission de l'Académie des Sciences de prendre pour le mètre exactement la dix-millionième partie du quart du méridien , n'a pas pu être résolu dans sa complète rigueur. On était pressé d'avoir la nouvelle mesure de longueur ; il était urgent de ne pas tarder à remplacer les anciennes mesures par les nouvelles, afin de ne pas compromettre le succès d'une telle révolution dans les relations commerciales et domestiques. En conséquence on adopta comme ellipse méridienne de la Terre une ellipse qui correspondait à un aplatissement de 3^ et dont le quart avait une longueur de 5,130,740 toises. La dix -millionième partie de cette longueur donna pour la valeur du mètre 0*. 513074 ou
3 pieds 11 lignes 296 millièmes de ligne, la toise, comme on sait, se divisant en 6 pieds, le pied en 13
IS ASTRONOMIE POPULAIRB.
poucesf et le pouce en 12 lignes. La discussion de Tensemble des mesures géodésiques a démontrd que Tapla- Ussemeiil de la Tierce est de ^^ (iir. u, chap. xxnr, t. lu, p. &/iO). Cette modification a pour conséquence de donner pour la valeur da quart de Tellipse méri- <lienne 10^000^656. mètres au lieu de iO,oeN),000. Une fois ce fait connu «^ la valeur du mètre n*mt a pas moins été bien déterminée et convenue ; elle est dana un rapport bien connu avec les dimensions de notre globe, et en outre , comme nous venons déjà de te dire, on pourra la retrouver en tout temps par des expériences rapides et faciles, quoique délicates, ainsi que nous Tavons vu. dans le chapitre %u de ce Kvre.
L'Institut de France et le gouvernement de notre pays ont donné à cette occasion un grand et bel exenypie au monde, exemple iini<]^e dans Thistoire dea sctencts : ils ont voulu qu'un congrès de savants de toutes les naAbne qoi voudraient bien envoyer des député», s'assemblât pour prendre connaissance de toutes les observations,^ de toutes les expériences déjà faites, pour les vérifier et les recommencer au besoin, pour s'assurer de l'exacti-* tude de toutes les déterminations et de tous les calcuis. 11 nous sera permis de rapporter ici les noms d^ tous ceux qui ont pris part à cet inuneHse travail à des degrés divers; nous allons citer des faonames iltiistj?es dans les sciences les plus variées, appartenant à dos paya pour lesquels ce sera toujours une gloire d'avoir compris la grandeur du problème posé et d'avoir concouru généceu* sèment et avec dévouement à sa solution. Les savants français qui ont fait des expériences ou des rechercha