CHAPITRE XXXV
USAGE DES NOMBRES d'or pour pixeh les dates des pëtes
Nous avons déjà fait connaStre en son lieu (chap. xiir, p. 673), le rapport simple que Méton avait cru pouvoir établir entre la durée de l'année astronomique et celle des lunaisons. Nous avons vu que, suivant lui, 19 années astronomiques formaient un nombre de jours égal à celui qui compose 235 mois lunaires synodiques, en sorte qu'après une révolution de 19 années, des phases quelconques de la I^une devaient se reproduire aux mêmes jours de l'année solaire, aux jours de même dénomination.
Supposez que, d'après Méton, on partage le temps en périodes successives de 19 ans chacune, et que la pleine Lune, dans une de ses périodes, soit arrivée, par exemple, le 3 murs de la cinquième année, ce sera le 3 mars de la cinquième année de toutes les périodes suivantes qu'il
y aura encore pleine Lune ; il en sera de même de tou les autres phases. 11 suffira donc d'avoir observé phases dans une première période de 19 ans pour être mesure de les prédire dans les autres périodes de la mé durée qui suivent la première à un intervalle quelconqi Les nombres de la première période et les nomb correspondants de toutes les autres s'appellent les no bres d'or.
Les nombres d'or varient donc de 1 à 19 inclusiveme C'est à l'aide des nombres d'or et des observations la Lune faites dans une première période de 19 ai qu'avant le concile de Nicée on déterminait pour i année quelconque les phases lunaires. On était convc de faire correspondre le premier jour de la premi( année d'une période de 19 ans ou de Méton à une ne velle Lune. Les périodes sur lesquelles l'Église a éta ses calculs ne sont pas la continuation des périodes e ployées antérieurement ; il y a entre les deux séries u lacune.