‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 168 sur 347 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

Une inclinaison dans un sens ou dans l'autre est indiquée par le nombre de divisions parcourues par le vernier pour obtenir l'horizontalité du niveau N dans la nouvelle position de l'équerre. Il est bon de retourner l'instrument bout à bout , c'est-à-dire de mettre le pied A où était le pied D et réciproquement, de manière à lire la différence des deux arcs ; cette différence est le double de l'inclinaison cherchée.

Je n'ajouterai plus que quelques détails que j'emprunterai encore à Delambre sur la manière d'opérer les mesures.

« La règle n** 1 était d'abord placée dans la direction de la base, de manière qu'un fil à plomb tangent à l'extrémité de la règle, tombait exactement sur le point de départ : ainsi il faudra tenir compte de la demi-épaisseur du fil au point de contact.

« Cette première règle avait été mise dans la direction convenable, au moyen des deux pointes de fer implantées dans le toit. Pour se diriger, on avait placé une mire ou règle bien verticale au-dessus du premier piquet , à cent toises de là; un observateur, couché sur le terrain, en arrière de la règle, examinait si les deux pointes se projetaient bien sur le milieu de la mire.

« A la suite de la première règle , on plaçait dans la même direction la règle n* 2, en ayant soin de laisser entre les deux un petit intervalle qui devait ensuite être mesuré par la languette. La règle n* 3 était mise de même à la suite du n** 2 et le n° 4 à la suite du n** 3. Les quatre règles ainsi placées, je vérifiais si les huit pointes se projetaient bien sur le milieu de la mire.

« Alors on posait le niveau sur la règle n° i , la face tournée vers l'orient ; je Usais Tobservatloq , et elle était à rinstant inscrite sur deux registres différents qui étaient 'îollationnés aussitôt. On posait le niveau une seconde fois, mais la face vers Toccident, et cette seconde observation était de même lue, inscrite et collationnée. On en faisait autant aux trois règles suivantes.

« Alors je me couchais sur le terrain pour lire le vernier du thermomètre métallique du n* 1 ; je poussais doucement la languette pour la mettre en contact avec la règle n° 2, Ces deux observations s'inscrivaient à mesure, comme toutes les autres, sur le double registre, après quoi on venait voir au microscope de la languette si je ne m'étais pas trompé dans l'observation. Après la lecture , je faisais rentrer la languette dans sa coulisse. La même opération avait lieu successivement sur les règles 2 et 3. Alors la règle n° 1 était transportée à la suite de la règle n° 4, et on lisait le thermomètre et la languette de cette dernière. La règle n' 2 était en ce moment portée à la l suite du nM , et toutes les observations se succédaient dans le même ordre jusqu'à la fin de la journée

« Quand on voyait la nécessité de s'arrêter, c'est-à-dire ^ une demi-heure avant l'instant où la lecture des verniers devait être impossible, on présentait d'une manière provisoire la règle n" 1, par laquelle on devait recommencer le lendemain, et on marquait sur le terrain l'endroit où elle devait aboutir. On la retirait ensuite pour faire un trou en terre. Dans le fond de ce trou on enfonçait un pieu sur lequel on attachait une plaque de plomb avec deux ou trois clous.

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