LIVRE XX. — LA TERRE
puis l'Observatoire de Greenwich jusqu'à la petite île de ForiTîentera, on obtient les résultats suivants pour les six portions choisies par les auteurs de la méridienne dé France, parce que les latitudes ont été astronoraiquement déterniinées non -seulement aux extrémités boréale et australe de l'arc, mais encore dans cinq stations intermédiaires :
Noms
des
stations.
Longitudes.
Amplitndes Longaenrs
de Tare céleste des arcs terrestres correspondantes à chaque
Greenwich 51" 28' /iO".00
Dunkerque 51 2 8.50
Paris (Panthéon). Û8 50 ti9 .37
Evaux Zi6 10 Zi2 .54
compris
entre les stations
consécutives.
Carcassonne US 12 54 .30
Mont Jou}' /il 21 46 .58
Formentera. 38 39 53 .17
amplitude.
Amplitudes totales.
Ces résultats fournissent, par un calcul très-simple, les diverses valeurs de Tare d'un degré aux latitudes moyennes entre toutes les stations ; nous exprimerons ces valeurs en toises ei en mètres, en admettant ici, comme une convention dont nous verrons les motifs dans le livre xxiii , que le mètre légal est de /^43^*8°«^296 :
Noms des arcs.
Latit'.idps moyennes.
Lonçaeur
de l'arc
d'un degré
en toises.
Longueur
dfi l'arc
d'un degré
en mètres.
Greenwich à Dunkerque.
Dunkerque au Panthéon.
Le Panthéon à Évaux. . . .
Évâux à Carcassonne
Carcassonne à Mont Jouy.
Mont Jouy à Fermentera.
Arc moyen,...
On voit que la longueur de l'arc d'un degré méridien diminue d'une manière constante depuis le 51* jusqu'au ko* degré de latitude. Cette variation se présente-t-elle on dehors de ces limites? C'est une question que Ton résout facilement en jetant les yeux sur le tableau suivant, qui résume les résultats de triangulations opérées dans toute l'étendue d'un hémisphère :
Lieux ni\ les (i>>Krés Latitudes
ont (^ lé iiii'.snrcs. uioyeuaes.
Laponie 66'' 20' 10
Russie 56 2/!i 56
Anglotern» 52 2 20
Franco et Espagne. . 66 8 6
Indes orientales 22 36 32
Ikmgalo 12 32 21
IViX)u 1 31 i
LoQgaenr
de Tare
d*nn degré
en toises.
Longueur
de l'arc
d*on degré
en mètres.
I) est bion démontré par ces chiffres que la Terre n\\sl pas sphérique et quelle se rapproche de la forme d'un corpvS renflé à Téquateur, aplati vers les pôles. Cette lonuo osl-olle rigoureusement celle d'un solide de révolution? Dans ce cas, on devrait trouver qu'à la même hUitude Pan" d'un degré a la même longueur sur tous K\< miWdien?s Or» on ^obtient pas un tel résultat Si on eom|vu>\ par exen^ple * les me:>ures de Tare de Hanovre entiv tUvtUngue à \ltona et de Tare d'Angleterre entre RleiiU)eiiu et l'.lillim ^ on trouve
A^v^'^^onw
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