DURÉE DS LA RÉVOLUTION DE LA LUNE
C'est à Halley qu'est due en point de fait l'observation de laquelle il résulte, ainsi que nous le disions plus haut (chap. I, p. 376), que le mouvement de la Lune s'est accéléré depuis les plus anciennes observations, surtout depuis les observations faites du temps des califes jusqu'à nos jours. Quand on rapproche ce résultat des causes
pljy^iqw? qui pr^sidçpt aw ipouYeraçnt? célos^s, U excite la surprise. U est ipfipo^^blç , ep çfiet « qu'un ^stre se meuve autour d'un ^utre avec plus de rapidité » spns que sa distance à celui-ci ne <^irpini|e,
La permanence du mouvement circulatoire exige qu'il y ait égalité entre la quantité dont le corps circulant tonibe vers l'astre central , en vertu de son action attractive, dws rintervalle d'une seconde, quantité qui ne peut manquer d'augmenter lorsque la distance climinue, et la. force centrifuge qui, dans le même temps, tend à éloigner le corps circulant du point central Cette force centrifuge augmente nécessairement avec la vitesse.
On voit dès lors qu'à un mouvement plus rapide de la Lune (devrait correspondre une diunnution dans la distance
de l'astre à la Terre , qu'à une augmentation indéfinie de vitesse correspondrait une diminution indéfinie de la distance. De sorte qu'en dernière analyse, la ^une serait venue se poser sur la Terre, événement qui eût été accompagné d'épouvantables révolutions physiques.
Les astronomes discutèrent beaucoup, vers le milieu du siècle dernier, ces conséquences de l'accélération observée dans le mouvement de la Lune. Heureusement le public n'en fut informé qu'à l'époque où de Laplace eut démontré théoriquement que Taccélératiôn sera renfermée dans des limites fort restreintes, et qu'elle sera suivie à une époque plus ou moins éloignée d'un mouvement graduellenient reis^rdé.
Ce résultat de l'illustre géomètre a pernais de prouver que la température générale de la Terre n'a pas varié 4'un centième de degré dans Tintervalle de 2,0Q0 ans!