‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 207 sur 347 · AUX LUNAISONS · texte numérisé non relu

AUX LUNAISONS

Le public a contracté l'habitude de désigner les diverses lunaisons d'aprèa les nonis des înois dans lesquels on les observe et de dire, par exemple, la lune de mars, la lune d'avril, la lune de mai, etc.; mais comme la Lune. devient nouvelle ou pleine, tantôt au commencement et tantôt k la fm des mois solaires , les dénominations précédentes peuvent donner lieu à quelques difficultés, à moins qu'on ne soit parti d'une définition précise.

Les détails qui vont suivre montreront combien sont futiles et arbitraires les motifs sur lesquels se fondent ceux qui , tous les ans, établissent des paris sur les noms que doivent porter les Lunes des divers mois.

D'après l'usage le plus généralement adopté, la Lune prend son nom du mois dans lequel elle finit.

Cette règle a été constamment suivie par les comptilistes , par Clavius , par Blondel , dans son Histoire du calendrier romain^ par les auteurs de VArt de vérifier les dates j etc. , non par les astronomes qui n'avaient pas à intervenir dans une pareille question.

Mais , il faut l'avouer, cette définition conduit quelquefois à des résultats assez étranges. Supposons, par exemple, qu'une certaine année la Lune devienne nouvelle dans la nuit du 28 février au 1" mars, une seule seconde, si l'on veut, après minuit. Dès que minuit est passé, pour si peu que ce soit, on est au 1*' mars. Ainsi , d'après la

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