CHAPITRE XVI
éCHANCRURES ET PITONS
Bianchini , en regardant la Lune avec un télescope de Campani, de 38 mètres de foyer, vit le 16 août 17î25 un phénomène singulier, très- propre à établir que les accidents qui se rencontrent parfois sur la Terre dans les pays de montagnes existent aussi sur la Lune.
Le fond de la tache cratériforme de Platon paraissait presque complètement noir, garanti qu'il était des rayons du Soleil par le mur vertical qui forme son bord. Un point de ce fond situé près des limites du contour circulaire, du côté d'où venaient les rayons du Soleil , était éclairé fortement, et il en partait une lumière diffuse, une lumière plus faible, qui s'étendait jusqu'au bord opposé.
L'explication naturelle de cet effet consiste à supposer que la lumière solaire pénétrait dans la tache par une
brèche de son t^ord • large dans le b^s et rétrécie d^ns sa partie supériçurp.
Nous avons parlé de pitons (chap. %}i, p. 418) ; celui qui opcupe le centre de la c^vjté cratérifornap de Tycho a environ 5,000 mètres de hapteur.
Le pitqn situé au ceïjtrç d'É7*ato§th^nç n'a pas mpjns de 4,800 mètres au-dessus dp la bqse du cratère.