LIVRE XXL — LA LUNE. i
En regardant, ces jours derniers, la Lune avant qu'elle ajt atteint son premier quartier, on apercevait une légère différence entre l'intensité des deux images, et des couleurs très -sensibles quand on interposait la plaque de cristal de roche.
Lundi 11 novembre 1811, à 9^ de temps vrai (D. Q. le 8 à 1** 25" du matin), — Les deux images de la Lune, dans la petite lunette prismatique , ne semblent pas être entièrement de la même intensité, mais la différence est très-légère. J'ai placé la plaque de cristal de roche devant l'objectif, et aussitôt les deux images se sont teintes de couleurs fort sensibles et qui changeaient pendant une révolution de la lunette. Les tabhes qu'on nomme des mers sont plus fortement colorées que le reste du disque.
Mercredi 20 novembre 1811, à T de temps vrai (P. Q. le 23 à 9^ 47" du matin). — Les deux images de la Lune ne sont pas exactement de la même intensité ; il semble même que la différence, qui d'ailleurs est très-petite, se manifeste par une légère coloration en rouge de la plus . faible image.
Avec la plaque de cristal de roche, les deux Lunes sont sensiblement colorées, l'une en rouge et l'autre en vert ; ces deux teintes, les seules qu'on aperçoive, ne sont bien sensibles que sur les taches obscures de la Lune.
21 novembre 1811, a 7** de temps vrai. — En observant la Lune avec la lunette prismatique, on voyait une différence d'intensité assez sensible entre les deux images. Lorsqu'on plaçait la plaque de cristal de roche devant l'objectif, chaque image acquérait une couleur très-appa-
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rentOf on ne voyait cependant trèç-bien que les teintes rouges et vertes , et surtout sur les taches obscures do la Lune. Les couleurs étaient beaucoup plus sensibles qu'hier.
22 novembre 1811 , à 6** cte temps vrai. — Avec la lunette prismatique^ les deUx images de la Lune sont inégales, mais la différence est très -légère. Avec la plaque, les deux images sont teintes de couleurs fort sensibles et cotnplémentaires. Le rouge et le vert sont particulièrement sensibles sur les taches obscures.
2â novembre 1811. — J'ai dirigé à plusieurs reprises^ dans la soirée , la lunette prismatique vers la Lune, et j'ai toujours aperçu une légère différence entre l'intensité de la lumière des deux images; en interposant la plaque de cristal de roche, chaque image se colorait surtout d^ns les parties qu'on nomme des mers. Le rouge et le vert étaient les seules teintes bien sensibles.
ûk novembre 1811. — La différence d'intensité entre les deux images n'est pas très-grande aujourd'hui. La plâquë de oristal de roche la colore cependant très-sensiblement; il me semble que le rouge est moins vif qu'hier, tandis que le vert est plus fonéé; j'ai aperçu aussi, pour la première fois, bien distinctement quelques traces des eomteurs intermédiaires entre le rouge et le vert.
27 noxfem&re 1811 {P. L. le 30 à 5** 30" du matin). — Avec la lunette prismatique les deux images de la Lune ne diffèrent pas sensiblement d'intensité ; avec la plaque de cristal on n'aperçoit pas de couleurs ; peuit-^tre cepen^ dnnt les parties noires sent-elles, dans quelques positions^ teintes ée vert légèrem^t jaunâtre. Quant aU rouge » on