‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 261 sur 347 · ÉTAT PHYSIQUE DE L'HÉMISPHÈRE DE LA LUNE QUI NE S^APERÇOIT · texte numérisé non relu

ÉTAT PHYSIQUE DE L'HÉMISPHÈRE DE LA LUNE QUI NE S^APERÇOIT

PAS Àe la terre

lia Lune nous présente toujours la lûênfô face : bous avons en Foccasion de te rappeler k plusieurs reprises (chap. X, p. 405; chap. xxi, p. 452). Des homm^ à imagination exaltée ou amis du paradoxe en on* pris occasion de pubMer, sur la constitutionr pihysiqoe d*un des hémisphères de notre satellite, ïesMées les pfus bizarres, a^ec la certitude qu'ils ne seraient jamais déiûentis par les faits. C'est ainsi, par exemple, q*i'on a soirtenu que l'hémisphère invisible de la Lune est concave.

Les inventeurs de ces systèmes sans fondements réels n'avaient certainement pas remarqué que c'est seulement en gro^ que la Lune nous présente toujours la même face et que les divers genres de libration auxquels cet astre est soumis rendent périodiquement visMCblés de k Terre dk» portions i^tùéés à t'est ou àf T ouest.

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au nord ou au sud^ qui, d'abord, étaient complètement cachées.

A Test , l'effet de cette libratîon peut s'étendre de chaque côté jusqu'à T 53' du globe de la Lune ; au nord et au sud, les portions successivement cachées et découvertes occupent sur l'arc du grand cercle passant par les deux pôles de la Lune une étendue de 6* 47'. Tout compte fait, la portion du globe lunaire que l'on parvient à découvrir de la Terre à diverses époques embrasse les 0. 57 de la surface totale, et les portions toujours invisibles ne forment que les 0.43 de cette même surface. Or, les portions assez considérables de l'hémisphère invisible que la libration amène successivement dans l'hémisphère visible sont formées comme les régions que nous voyons toujours ; on y aperçoit des montagnes , des vallées circulaires, des cratères complètement analogues à ceux qui sont figurés dans les cartes de notre satellite dressées par les astronomes.

Près du pôle sud, il existe, dans l'hémisphère ordinairement invisible, des montagnes colossales, telles que les monts Dœrfel et LeibnitZy qui produisent les plus fortes dentelures du limbe de la Lune , lorsque le mouvement de notre satellite les amène sur les bords de l'hémisphère visible.

Les auteurs des idées systématiques dont nous avons entrepris la réfutation , quoiqu'à vrai dire elle ne parût guère nécessaire , doivent se résigner à ne faire porter la constitution anormale qu'ils ont rêvée pour l'hémisphère opposé à la Terre, que sur les 0.43 de la surface de notre satellite, au lieu des 0.50; les difficultés résultant

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