‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 283 sur 347 · LIVRE XXL — LA LUNE · texte numérisé non relu

LIVRE XXL — LA LUNE

Tput le monde doit comprendre comment a été formée la table suivante, qui donne le rapport du nombre de changements de temps ou du nombre des non-changements:

Nouvelle Lune. 6àl

Pleine Lune 5àl

Premier quartier 2ài

Dernier quartier. 2ài

Périgée 5 à i

Apogée  à i

Il n*est sans doute pas nécessaire que jMnsiste sur la véritable signification des nombres qu^on vient de lire. Qui n'y voit , en effet , terme moyen :

Que sur 7 nouvelles Lunes, 6 seraient accompagnées de changements de temps , et que une ne correspondrait à aucun changement;

Que sur H il y en aurait 12 offrant une variation , et 2 laissant le temps tel qu'il était auparavant;

Que sur 21 on en trouverait 18 d'un côté et 3 de l'autre, et ainsi de suite, en observant toujours la proportion de 6 à 1.

On reconnaîtra , de même , qu'en regardant les quartiers comme des indices certains d'un changement de temps sur 3 de ces phases on se tromperait 1 fois et Ton devinerait juste 2;

Que sur 6 on se tromperait 2 et l'on devinerait 4 ; que sur 9 on se tromperait 3 et Ton devinerait 6, etc., etc.

Les phases proprement dites, dans Tordre de leur influehce pour opérer les changements de temps^ seraient rangées ainsi :

Nouvelle Lune, maximuin d'action i

Pleine Lune ;

Prenfîier et second quartier, miniina égaux.

On voit ensuite que :

Le périgée aurait autant d'influence que la pleine Lune;

L'action ae l'apogée serait double de celle des quartiers.

Tout cela est assez d'accord avec les opinions populaires. Ces résultats se fondent d'ailleurs sur 45 années d'observations. Cependant, ainsi qu'on va le voir, je ne pourrais les donner comme bien établis.

Le lecteur n'a pas oublié, je l'espère, la remarque que j'ai présentée en commençant ce chapitre , sur le vague du mot changement de temps, sur l'arbitraire que ce vague doit nécessairement jeter dans la discussion des observations; sur la possibilité qu'un esprit systématique y trouvera de faire, même involontairement, pencher la balance en faveur de telle ou telle autre opinion. Cette difficulté est réelle, et toutefois je la laisserai de côté pour arriver à des objections bien plus graves encore, que les calculs de Toaido ne manqueront pas de suggérer à tous ceux qui les examineront avec quelque esprit de critique.

Le physicien de Padoue ne se contente pas d'attribuer aux phases de la Lune les changements qui se sont opérés les jours mêmes de ces phases ; il classe aussi dans cette catégorie les changements de la veille et ceux du lendemain. 11 va dans certains cas jusqu'à étendre la prétendu^ action lunaire à deux jours avant, à deux jours ^près la phase.

En adoptant de telles bases, est-il donc étannant que

Page 1