‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 33 sur 347 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

steppes ces plaines où une seule espèce de plantes étouffe toutes les autres et qu'on désigne communément par le nom de bruyères. Telle est , par exemple , en très-grande partie , la plaine qui s'étend depuis la pointe septentrionale du Jutland jusqu'à l'embouchure de l'Escaut.

On appelle montagne toute masse de terrain fort élevée au-dessus du sol environnant : mont a la même signification , mais ce mot ne s'emploie guère que devant un nom propre : mont Etna, mont Liban, mont Cenis, mont Ventoux , etc.

On appelle colline toute montagne de petite dimension, surtout quand elle s'élève au-dessus de la plaine par degrés presque insensibles ; coteau désigne une petite colline.

Le mot monticule s'emploie quand il est question d'une élévation du terrain inférieure à celle qu'on est convenu d'appeler coteau.

On distingue dans une montagne la base, le sommet ou cime , et les flancs, pentes ou versants.

Les pierres et les terres qui s'éboulent d'une montagne se réunissent à k longue v^rs son pied : c'est pour cela que cette partie est toujours la moins inclinée.

Quand le sommet d'une montagne se détache pour ainsi dire de la masse générale , en prenant tout à coup une pente très-rapide, on l'appelle pic; tel est dans les Pyrénées le pic du Midi de Bigorre, et dans les Alpes le pic Blanc, près du mont Rose ; tel est aussi le pic de anyTede, ds l'île de Ténériffe.

Si ce sommet est anguleux et très-élancé, c'est une aiguille ou même une dent. Ainsi on a dans les Alpes

Taiguille du Dru, Taiguille du Plan, etc.; la dent de Jaman, etc.

Tout sommet aplati est un plateau.

Un sommet arrondi s'appelle dôme ou ballon.

Quoique ces diverses formes se rencontrent dans toutes les natures de terrains, on peut dire cependant que les plaines et les collines peu rapides sont ordinairement formées de strates presque horizontales; que les cimes convexes se composent ordinairement de roches faciles à désagréger par les influences atmosphériques, telles que les roches granitiques des montagnes du centre de la France, des Vosges, de la Saxe , de la Bohême et des Cornouailles ; que les plateaux s'observent dans les montagnes de grès, de calcaire secondaire, et en général dans celles qui sont en couches horizontales; que les aiguilles se retrouvent plus fréquemment dans des terrains granitiques ou à stratifications verticales; que les cimes coniques, enfin , sont ordinairement formées ou de produits volcaniques pulvérulents, ou de grès friables qui, après leur désagrégation, doivent tendre à prendre dans tous les sens Tinclinaison du talus naturel.

Si l'on excepte les volcans anciens ou modernes, tels que le Vésuve, l'Etna, le pic de Ténériffe, le Puy-de- Dôme, etc., etc., notre globe ne présente qu'un petit nombre de montagnes isolées; en général, elles sont réunies et forment ce qu'on appelle soit des chaînes, soit des amas ou des systèmes de montagnes.

Plusieurs montagnes qui se tiennent, dont les bases se touchent en suivant une ligne plus ou moins sinueuse constituent une chaîne.

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