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LIVRE XXII. —ÉCLIPSES ET OCCULTATIONS

à partir du bord de la Lune avaient jusqu'à 3* et même i* d'étendue.

Voyons maintenant ce que les observations de 1851 auront pu ajouter aux conclusions passablement incerlaines et obscures qu'il était possible de déduire des anciennes éclipses totales touchant l'origine et la nature de la couronne lumineuse.

Les rayons divergents analogues à ceux que les peintres figurent dans les gloires des saints ont été, en 1851, observés presque partout.

M. Williams à Trollhatan les suivit de l'œil jusqu'au bord de la Lune d'où ils lui paraissaient sortir,

A Danzig, M. Mauvais remarqua, dans toutes les direc- ' tîons, des faisceaux de lumière blanchâtre qui se confondaient à leur base avec la lumière de la couronne sans la traverser d'une manière distincte (fig. 304, p. 608). Ces rayons n'étaient pas tous de la même largeur; les extrémités des plus grands s'étendaient à environ 30' du bord de la Lune, il n'y avait aucune trace des rayons enchevêtrés observés en 1842.

Suivant M. Goujon, immédiatement après le commencement de l'éclipsé totale, des faisceaux lumineux se sont montrés en divers points de la couronne, ils semblaient prendre naissance à 5' de distance du bord de la Lune. Plus larges à leur base , ils se prolongeaient en devenant de plus en plus aigus et leur ensemble se trouvait éloigné du contour de la Lune d'environ 30'. Leur lumière était sensiblement plus blanche que celle de la couronne.

L'interruption remarquée dans Téclat de la couronne.

la division circulaire qui , sous le rapport de Tintensité , partageait la couronne totale en deux couronnes distinctes, n'a pas été signalée par ^. Airy. M. Teipple-Chevalier, au contraire, à TroUhatan, dit positivement qu'il a distinguo dans la couronne deux anneaux séparés. Le plus lumineux entourait la lune et avait li' de largeur.

M. Brunnow vit la couronne partagée en deux zones dMntensités dissemblables. Les rayons lumineux divergents avaient pour origine la zone la plus voisine de la Lune ou la plus brillante , mais Tobservateur ne dit pas s'ils partaient du bord ou de l'intérieur de cette zone.

A. Danzig, M. Mauvais n'aperçut pas, comme en 18&2, la division de la couronne en deux zones concentriques.

Dans la même station, suivant M. Goujop, la lumière de la couronne était d'une couleur jaune orangée ; elle allait en s' affaiblissant graduellement depuis le bord de la Lune jusqu'à ses dernières limites.

D'après M. Mauvais, comme d'après l'observateur précédent, la lumière de la couronne allait en s'affaiblissant graduellement depuis le bord de la Lune jusqu'à ses limites, qui étaient éjoignées de ce bord d'environ 10'.

Dans l'éclipsé de 1842 , plusieurs personnes virent la couronne quelques secondes avant l'éclipsé totale et quelques secondes après. Cette observation, déjà faite par Jlalley en 1715, a été confirmée en 1851, à Ravelsberg, par M. Hind , qui dit : « La couronne fut visible cinq secondes après la fin de l'éclipsé totale. »

M. Brunnow, à Frauenburg, vit la couronne à l'œil nu quelques instants après la réapparition du Soleil.

Du côté oriental, M. Otto Struve, à Lomsa, crut aper-

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