LIVRE XXII. — ïrCLIPSES ET OCCULTATIONS
Secondes; vers la fin de Fëclipse, M. Btind lui trouva pfrès de deux minutes.
Après la réapparition du Soleil, la protubérance était encore visible; sa partie inférieure ne touchait pas aii Soleil ; on voyait entre sa base et le bord de cet astre la lumière blanche de la couronne.
La description de M. Hind diffère de celle de pli^sieurs astronomes en ce que la protubérance recourbée lui paraissait d'un rouge intense sur les deux bords et d'un rouge pâle dans le centre, tandis que d'autres astronomes la virent très-rouge sur l'un des bords et blanche sur l'autre.
La tache séparée de la Lune et placée sur le prolon-* gement de l'un dés côtés de l'angle de la protubérance en question est décrite par M. Hind comme étant rouge et approchant de la fonne triangulaire.
M. Lassell observa à Trollhatan que la protubérance recourbée du bord occidental était à peu de degrés au sud de la place où il avait aperçu, quelques instants avant l'éclîpse, un amas de taches. Quant à la protubéralicé située sur le bord est, elle correspondait presque exactement à la même région du Soleil où il avait aussi remarqué une autre tache noire. Comme on a observé Cepe!idant des protubérances vers des portions du disque solaire qui ne sont pas habituellement parcourues par deâ taches, la cause mêrtie des deux phénomènes resté incertaine. La saillie de là principale des proémiriénces était, suivant M. Lassell, de 2' 1/2.
A Trollhatan , M. Williams Vit distinctèrftent Ift prééminence recourbée augmenter de dirtienàlod ft ïBésti^e
que la Lune devenait plus orientale. Suivant cet observa* teur, le lendemain de Téclipse on aperçut une tache sur le bord est du Soleil correspondant au point où la veille avait été aperçue une proéminence sur le bord de la Lune.
M. d*Abbadie, qui avait établi sa station à Fredericksvœrk, près de Christiania, fut contrarié pendant toute la durée de Téclipse par la présence continuelle de nuages légers qui couvraient le disque solaire. 11 aperçut cependant , près du point où le Soleil venait de disparaître, une bordure d'une couleur rose-foncée, sinueuse, îrrégulière et bien nette, longue d'environ trente-six degrés sur le disque lunaire ; cette bordure, qui pouvait avoir O'.â de hauteur, ne fut plus visible bientôt après.
Les protubérances parurent, à M. Galle, observant à Frauenburg, en Prusse, augmenter de dimension sur la partie ouest des deux disques ; de petites taches nouvelles y firent successivement leur apparition.
Suivant M. Brunnovv,qui observait également à Frauenburg, la protubérance située à l'orient disparut pendant les progrès de Péclipse ; la protubérance recourbée située à l'ouest augmenta au contraire de dimension.
La conséquence principale que M. Brunnow déduit de ses observations, c'est que les protubérances rougeâtres étaient un phénomène translunaire, car, dit-il, « il est évident pour moi que la Lune pendant les progrès de l'éclipsé a couvert les protubérances de l'est, tandis que celles de l'ouest sortaient de plus en plus. »
M. Wolfers, qui était aussi à Frauenburg, aperçut une protubérance sur le bord oriejital de la Lune ; elle diminua graduellement de hauteur; cet astronome aperçut