‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 344 sur 347 · LIVRE XXÏ(. — ÉCLIPSÉS Èf OCCULTATIONS · texte numérisé non relu

LIVRE XXÏ(. — ÉCLIPSÉS Èf OCCULTATIONS

qui settiblâient s'élâncei' de là partie septentrionale ; ellQ§ n'avaiertt ni Punë tiî l'autre une direction normale â U périt)hérië dé la Lune ; oh aurait dit dés montagnes qui devaient inévitablement s'ébouler. Elles étaient Tune, là plus grande vers Toccident, l'autre, la plus petite vers r orient.

Ce n'est cju'à partir de 4842 que ces phénomènes attirèï-ent vivement l'âttetitlôn. tep6ndâtit en 1706, on avait signalé une bande couleur de sang sur le bord gauche c(u disque lunaire. Etï l7ââ, en 1737, en 1748, en 1806, en 1820 et en 1806 des phénomènes analogues avaient été observés, notartiment |)ar Short, t'erréf. Van Swihdeil et Èessel.

Voyons maintenant quelles conséquences on péiit déduire de Tënsemble de ces observations et quel appui elles peuvent donner aux théorie^ qu'on à imaginées pour fendre cbrfipte de ces singulières protubérances généralertient colotées.

Un fait qu'on petit regarde!* comme parfaitement établi, c'est que les protubérances visibles vers le bord occidental ont augmenté de diniensîoh depuis le commencement de réclipse totale jlisqu'à la fin, tandis que le phénomène inverse a été observé du côté opposé tout coirime si la Lune par sôti mouvement dirigé de l'occident à Toriërit couvrait de plus eh plus des objets matériels situés à Test de son disque et laissait graduellement à découvert des portions de plus en plus considérables de3 parties matérielles situées à l'ouest.

tjrie cit-cbhsfancè non moins remarquable déjà signalée par tlti observateur, 5l. Mayètte, à Perpignan, durant

réclipse de 1842, c'est que les protubérances situées à l'ouest restèrent visibles pendant quelques secondes après la réapparition du Soleil. Ces deux faits et particulièrement ]'obser\ation de la variation des grandeurs en sens contraire des taches orientales et occidentales réduisent à néant la théorie qui attribuait le phénomène à une sorte de mirage. A quoi il faut ajouter que dans cette supposition d'un mirage, la protubérance courbe par exemple dont la saillie totale surpassait certainement 2' et le globe isolé placé sur le prolongement d'un des côtés de l'angle, auraient dû se montrer, par l'effet de la dispersion de l'atmosphère, sous la forme d'un spectre prismatique, rouge à l'un des bouts, violet à l'autre, vert dans l'intermédiaire, et de 4'' de diamètre.

Saisis à l'improviste en 1842 par un phénomène inattendu, les astronomes ne purent décider avec certitude si les protubérances lumineuses étaient apparues sur les mêmes points du disque solaire et si partout où on les aperçut, elles avaient exactement la même forme. Les observations, faites en 1851, paraissent lever tous les doutes à cet égard. En faisant passer un plan horaire par l'axe du monde et par le centre du Soleil, ce plan coupait le disque de l'astre suivant une ligne qui aboutissait au limbe supérieur dans un point que M. Swan appelle le point nord. Ce point, en chaque lieu, abstraction faite du mouvement propre du Soleil , était le plus élevé au moment du passage du centre de l'astre par les divers méridiens.

En rapportant les observations faites des positions des protubérances dans différentes stations, à son point nord,

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