‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 37 sur 347 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

soit parce qu'il est habité , soit parce qu'il présente une proéminence du sol, une jonction de deux cours d'eau, etc. Or, dans les vastes plaines que présentent l'Océan ou certaines parties des continents, l'œil ne rencontre aucun point de repère, rien qui attire les regards d'une manière fixe et soit de nature à rappeler un souvenir. 11 est donc nécessaire de trouver un autre moyen de définir la position d'un lieu sur la Terre. On se sert d'un procédé analogue à celui employé pour fixer la position d'un astre sur la sphère céleste. Nous avons vu qu'on avait imaginé dans ce but deux systèmes de coordonnées (liv. vu, chap. IX, 1. 1, p. 278, et liv. vm, chap. ii, t. i, p. â05), celui des ascensions droites et des déclinaisons et celui des longitudes et des latitudes astronomiques. Pour définir la position d'un lieu sur la Terre , on a imaginé un système de coordonnées qu'on appelle longitudes et latitudes géographiques.

Admettons d'abord que la Terre soit sphérique, supposition qui, comme nous l'avons vu (chap. ii, p. 15), ne s'écarte pas beaucoup de la vérité. Si on imagine qu'on coupe la surface du globe terrestre par une série de plans menés par l'axe autour duquel s'effectue la rotation diurne, on obtient autant de grands cercles que l'on veut. Ces grands cerjcles sont les méridiens de tous les points de la Terre. Si on part d'un certain méridien , par exemple, de celui qui passe par l'Observatoire de Paris, et qu'on mesure l'angle que fait le méridien d'un autre lieu situé à l'ouest avec ce méridien originaire, cet angle est la longitude de ce lieu; on l'exprime en degrés, minutes et secondes de degré, en ayant soin d'ajouter la lettre 0 à

Texpression de la valeur numérique obtenue. Si le lieu est situé à Test , on opère de la même manière en ajoutant la lettre E à la valeur de T angle. Il est évident que Ton peut dire aussi que les longitudes sont les longueurs comptées sur Féquateur terrestre, à Touest et à Test du point originaire de rencontre du méridien pris pour zéro» entre ce point zéro et les points où les méridiens coupent réquateur. Comme la Terre tourne sur elle-même en vingt- quatre heures, et que chaque méridien prolongé vient par conséquent successivement passer par une même étoile , on peut évaluer les angles qui mesurent les longitudes en heures, minutes et secondes de temps. Puisque 360" équivalent à 24 heures, chaque heure vaudra 15**, chaque minute de temps 15^ chaque seconde de temps 15'^ Une longitude n'a pas plus de 180* ou de 12 heures.

Les différents peuples n'ont pas adopté le même méridien comme point de départ des longitudes : en France , on compte les longitudes à partir du méridien de F Observatoire de Paris. En Angleterre , on les compte tantôt à partir du méridien de l'Observatoire de Greenwich , tantôt à partir de celui de l'église de Saint-Paul de Londres. En Allemagne , en Russie , etc. , on a pris des points de départ différents. Les astronomes n'ont pu s'entendre pour choisir un point unique, par exemple le méridien de l'île de Fer, la plus occidentale des îles Canaries, comme on l'a proposé.

Si on imagine qu'on coupe la Terre supposée sphérique

par une série de plans perpendiculaires à l'axe des pôlep,

. on a pour intersection avec la surface une série de ()^s

qu'on appelle des parallèles. Si on mesure la clistoafe

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