LIVRE XX. — LA TERRE
pareille conclusion a d'étrange, c'est en Suède et en Norvège qu'il faut inévitablement en chercher l'origine. Voilà sans contredit des observations bien curieuses. L'action impulsive de grandes masses liquides torrentueuses a pu ne pas être étrangère à la production de ces grands phénomènes ; mais^ soit qu'on envisage les transports de roches dont le nord de l'Europe a été le théâtre, comme contemporains de ceux qui se sont opérés par les vallées alpines du Rhône, de TArve, de l'Aar et de la Limmat, soit qu'on les rapporte à des époques différentes, l'esprit le plus prévenu ne pourrait y trouver que des accidents locaux. Ce n'est pas là évidemment un épisode des scènes générales de destruction que la brusque irruption de l'Océan dans l'intérieur des terres amènerait à sa suite ; ce n'est donc pas, quoi qu'on en ait dit, le cas d'appeler à l'aide du géologue théoricien une action cométaire.