‹ Astronomie populaireChapitre 199 sur 260 · US · texte numérisé non relu

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La méthode que je viens d'exposer si longuement n'est susceptible, je crois, que d'un seul genre de difficulté. On pourrait imaginer que la matière cométaire n'est pas lumineuse par elle-même, mais qu'elle le devient sous raction des rayons solaires.

Cette hypothèse, au fond, ne serait guère que la reproduction du système qu'EuIer a développé dans ses Lettres à une princesse dC Allemagne^ et suivant lequel la lumière

qui nous fait voir les corps, tels que le papier, la porcelaine, etc. , ne se composerait pas de rayons véritablement réfléchis, mais bien d'une espèce particulière de lumière que ces corps engendreraient en entrant en vibrations sous Faction des rayons solaires. Cest là, comme on voit, une difficulté de pure théorie , et qui ne serait pas moins applicable à la lumière de la Lune, des planètes et des satellites qu'à celle des comètes. Chercher des moyens propres à décider si ces derniers astres doivent être rangés, quant à leur propriété lumineuse, dans la même catégorie que notre satellite , que Mars , que Jupiter, que Saturne, etc., tel était le seul but que je pusse me proposer dans ce chapitre. La question de savoir si la lumière qui nous fait voir les corps colorés, est réfléchie , ainsi que le supposait Newton, à la surface de lames matérielles très-minces, ou si elle provient d'un ébranlement communiqué à l'éther par les parties constituantes des corps; cette question , dis-je, a une tout autre portée, et ce ne serait pas ici le lieu de la traiter.

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