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CHAPITRE II

CORRAISSANGES DES ANCIENS SDR UCRGURE

Lee noms des planètes nous viennent des Latins , mais ils sont au fond la traduction des mots grecs par lesquels on désignait primitivement ces astres.

«11 a fallu sans doute, dit Laplace, une longue suite d'observations pour reconnaître l'identité de deux astres que l'on voyait alternativement le matin et le soir, s^éloigner et se rapprocher alternativement du Soleil; mais comme l'un ne se montrait jamais que l'autre n'eût dis« paru» on jugea enfin que c'était la même planète qui oecillait de chaque côté du Soleil. »

Cette remarque de Laplace explique pourquoi les Grecs donnèrent à cette planète les deux noms d'Apollon, le dieu du jour, et de Mercure, le dieu des voleurs, qui profitent du soir pour commettre leurs méfaits.

lies Égyptiens s'occupèrent de Mercure sous les deux noms de Set et d'Horus; les Indiws l'appelaient Boudha et Bauhineya.

Les connaissances astronomiques étaient si peu atancées chez les Romains, que dans l'un des deux passages où il parle de Mercure » Cicéron le place entre Venus et Mars, tandis qu*en réalité il est situé entre Vénus et le Soleil. Dans le second des passages auxquels je fais sIIut sion, dans le Songe de Scipion, le grand orateur suppose que Mercure circule autour du SoleiL Cette notion, bien plus logique que la première, aurait été, suivant Macrobe, empruntée aux Égyptiens.

Mercure, comme on a vu, ne s'éloigne jamais beaucoup de Tastre radieux autour duquel il fait sa révolution ; il se couche peu de temps après lui; Tintervalle qui s*écoule entre les levers est également limité. Il ne peut donc être observé à Tœi^ nu que dans la lumière crépusculaire et près de Thorizon.

Là où rhorizon se trouve habituellement dégagé de nuages, la planète est facilement aperçue ; aussi les anciens appelaient Mercure télincelani (cTtXSoyv).

Cette dénomination ne s'accorde guère avec cette remarque chagrine de Copernic « qu'il descendrait dans la tombe avant d'avoir jamais découvert la planète » ; elle fut toujours enveloppée pour lui dans les vapeurs de la Vistule. Disons, cependant, que dans l'île d'Hueen, sous un climat qui ne devait être pas plus favorable que celui de Frauenbourg, Tycho observa souvent Mercure à l'œil nu.

Les phases de Mercure sont si difficiles à apercevoir à cause du petit diamètre de cette planète et de la vivacité de sa lumière, que Galilée, avec les instruments imparfaits dont il faisait usage, ainsi qu'on le voit par le

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