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LIVRE XIV. — LE SOLEIL

oriental, la pénombre était moins étendue du côté du centre que vers le bord. On observera la même chose à l'époque de la disparition au bord occidental , vers lequel la péiiombre sera plus grande. Ces résultats sont contraires à ce qu'on aurait dû prévoir d'après les lois de la perspective, qui veulent qu'un objet paraisse d'autant plus rétréci qu'il est vu plus obliquement. Qui ne comprend, en effet, que la portion de pénombre la plus voisine du bord se voit sous un angle plus aigu, et qu'ainsi elle devrait paraître moins étendue que la portion comprise entre le noyau noir et le centre du disque? Puisque c'est l'inverse qu'on observe presque généralement, il faut en conclure que ce qui produit la pénombre n'est pas à la surface lumineuse du Soleil , mais existe à une certaine profondeur au-dessous de cette surface *.

Le Soleil examiné attentivement et avec un grossissement suffisant, ne paraît pas avoir un éclat uniforme ; il est couvert de rugosités que l'on peut assimiler à celles que présente la peau d'une orange, il ressemble au pointillé dont est formé le fond de certaines gravures. Ces irrégularités dans l'éclat du Soleil ne sont pas circonscrites, comme les taches noires proprement dites, dans une zone d'une largeur limitée au nord et au midi de l'équateur solaire ; elles s'observent dans toutes les parties de la surface, même dans celles qui avoisinent les pôles de rotation. Les innombrables rides lumineuses dont la surface

1. Cette conclusion est rendue évidente par une expérience facile à répéter, qu^a faîte le premier M. de La Kue, et qui consiste à regarder dans un stéréoscope deux images photographiques d'une même tache prises à deux jours d'intervalle; on voit alors les taches solaires se présenter comme des cavités. J.-A. B.

du Soliil est sans cesse siUonnée, ont été appelées des

lucules '•

Les figures iliO k 155 (p. 96 et 97) donnent des

représentations exactes de taches solaires dessinées dans

les Nouvelles astronomiques de Schumacher, avec leui*8

diverses particularités, par M, Pastorff , de l'Observatoire de Bucholz, près de Francfort-sur-Oder, et par M. Gapocci,

de r Observatoire de Gapo di Monte à Naples.

La fjgure 1/iO donne Taspect remarquable présenté par le Soleil le 2/^ mai 1828^ à 10 heures 1/2 du matin ; il y avait une tache principale ayant lOC de longueur et 6C de largeur, et en outre quatre autres taches ayant respectivement 66'', 38'', 66" et 46" de long, et 10", 20", 26" et 42" de large. Toutes les taches alors observées ont été partagées par M. Pastorff, en quatre groupes A, B, G et D, qui sont dessinées avec un fort grossissement dans les figures 141» 142, 143 et 144.

Vingt-sept jours plus tard, le 21 juin, à 9 heures 1/2 du matin, le Soleil présentait Taspect que montre la figure 145.

Les quatre groupes de taches A, B, G et D , sont de même dessinés avec un fort grossissement dans les figures 146, 147, 148 et 149, qui montrent les déformations considérables qu'une seule révolution solaire a apportées dans le phénomène.

Les figures 150 et 151, 152 et 153, 154 et 155, qui représentent des taches observées le 27 septembre, le 2 et le 6 octobre 1826, à la fois à Francfort et à

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