LIVRE XlV. -* LB SOLEIL
Ce qui va suivre n'est qu'un très-court abrégé de ce travail.
Kepler donnait aux premières observations de taches une date fort ancienne, en se fondant sur deux vers de Yirgiie. Dans le premier vers, le poète dit ^ :
llle ubi nascentem mcLculis var laver it ortum. Quand le Soleil levant se montrera parsemé de taches.
Veut-on, ajoutait Kepler, ne voir dans ces paroles qu'une allusion à des nuages , j'opposerai à l'interpréta* lion cet autre vers :
Sin maculx inciplent rutUo immiscerier igni. Si anx taches Tient se joindre la couleur de feu.
Dans les Annales de la Chine du Père Mailla , on lit qu'en l'an 321 de notre ère il y avait sur le Soleil des taches qui s'apercevaient à la simple vue.
En arrivant au Pérou les Espagnols reconnurent, suivant Joseph Acosta, que les Naturels avaient remarqué les taches solaires avant que leur existence eût été constatée en Europe.
Plusieurs historiens de Charlemagne rapportent qu'en l'année 807 une forte tache noire se montra sur le Soleil pendant huit jours consécutifs. On supposa que cette tache était Mercure, sans réfléchir que d'après les mouvements connus de cette planète, il était complètement impossible qu'elle se projetât huit jours de suite sur le Soleil.
Ce n'est pas de la durée mais de la grandeur appa-