‹ Astronomie populaireChapitre 69 sur 260 · LIVRE XIV. - LE SOLKIL · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. - LE SOLKIL

En recourant à des taches qui, suivant Tordre régulier des mouvements célestes, ne pourraient soit envahir, soit quitter un hémisphère entier du Soleil que dans un intervalle de quatorze jours environ, Scheiner n'entendait pas, comme de raison, enlever au phénomène son caractère miraculeux. Il croyait seulement substituer un miracle facile à un miracle diflBcile. Une aussi singulière idée ne , mérite certainement pas d'être discutée sérieusement.

Les 19, 20 et 21 août 1612, au lever du Soleil, Galilée et ses amis virent vers le centre du disque, et à Tœil nu, c'est-à-dire, à cause de sa visibilité sans le secours de grossissement, une tache obscure d'une minute au moins de diamètre. Beaucoup d'autres taches ne s'apercevaient alors qu'à l'aide de la lunette.

Le 20 juillet 1643, Hévélius remarqua une traînée de taches et de facules qui embrassait environ le tiers du diamètre du Soleil.

Derham dit, sans citer ses autorités, qu'il n'y eut pas de tache de 1660 à 1671 et de 1676 à 1684. {Trans., voL XXVII, 1711, page 275. )

Suivant les Mémoires de l'Académie des sciences, aucune tache ne se montra depuis 1695 jusqu'en 1700.

De 1700 à 1710, il y en eut beaucoup.

En 1710 on n'en vit qu'une.

En 1711 et 1712, on n'en aperçut point.

En 1713 il en parut une seule.

Dans l'année 1716, on aperçut 21 groupes de taches.

Du 30 août au 3 septembre, il y avait dans l'hémisphère tourné vers la Terre huit groupes distincts visibles à la fois {Académie des sciçtices^ 1716. )

En 1717, 1718, 1719 et 1720, on observa plus de taches encore qu'en 1716. La plus grosse qu'on ait vue dans cet intervalle, avait un diamètre égal à la 60* partie de celui du Soleil. Son diamètre réel était donc double de celui de la Terre. En 1719, les astronomes croyaient, tant il y avait de taches, qu'elles formaient une sorte de cein ture équatoriale du Soleil.

* Le 15 mars 1758, Mayer mesura une tache dont le diamètre était égal à 1/20*^ du diamètre du SoletU ou à V 30'^ (plus de cinq fois le diamètre de la Terre vu du Soleil ) .

En février 1759, il y eut sur le Soleil une tache que Messier vit à l'œil nu.

En octobre 1759, Messier compta sur le Soleil 25 taches entourées de pénombre. {Connaissance des temps pour 1810. )

Le 15 avril 1764, d'Arquier et ses compatriotes de Toulouse aperçurent une grosse tache sur le Soleil , sans le secours de lunettes, en garantissant seulement leurs yeux avec des verres enfumés.

Méchain et Herschel observèrent, en 1779, une tache visible à l'œil nu. Elle était divisée en deux parties. La plus grande sous-tendait un angle de 1' 8'^ {Trans., 1795, p. 49.)

En juillet 1780, Méchain vit encore une tache sans le secours de lunettes.

En 1792, Herschel aperçut deux taches à l'œil nu. ( Ibid. , p. 54. )

Dans l'ouvrage de Schrœter, publié en 1789, cet observateur parle d'une tache qui, d'après ses mesures,

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