LIVRE XIV. — LE SOLEIL
Les noyaux voisins semblent avoir une certaine tendance à se réunir. Ils grandissent ordinairement jusqu'au moment où leur réunion s'est opérée.
Galilée prouvait que les noyaux n'ont aucune saillie au-dessus de la surface solaire, à l'aide d'une observation qui mérite d'être rapportée. Il avait remarqué que l'intervalle lumineux compris entre deux taches équatoriales, cpielque petit qu'il soit au moment où ces taches atteignent le centre du disque, subsiste encore près du limbe, tandis que si leur hauteur était sensible, elles se projetteraient alors l'une sur l'autre et ne paraîtraient former qu'une tache unique*
Les grandes taches paraissent faire quelquefois des échancrures noires au bord du Soleil. On cite à ce sujet une observation de La Hire, de 1703; une observation de Cassini, de 1719. Herschel a remarqué la même apparence le 3 décembre 1800.