LIVRE XIV. — LE SOLEIL
ment du noyau par rapport à la surface solaire. C'est ainsi qu'en décembre 1769, Wilson trouvait pour cet abaissanent , dans une belle tache alors visible, une quantité égale au rayon de la Terre. Lalande et Francis Wollaston croyaient que pour renverser le système de Wilson, il suffisait d'une remarque. Suivant eux, dans ce système, l'absence de pénombre du côté du centre du Soleil, quand la tache s'approche du bord, devrait s'observer constamment ; cependant il arrive que la pénombre semble à peu près également large des deux côtés opposés du noyau. Cette difficulté n'est pas insurmontable. On peut concevoir des talus disposés de manière que l'égalité des pénombres s'observe là où d'ordinaire une d'elles disparaît. Quand une tache isolée est près du centre du disque solaire, la pénombre en général s'étend tout autour du noyau ; mais il n'en est pas de même des cas où deux taches sont voisines. Alors, ou la pénombre manque dans l'intervalle qui sépare les deux taches, ou elle y est, pour l'une et l'autre tache, notablement rétrécie. Ajoutons que, dans cette tliéorie, il ne se forme de taches avec noyau et pénombre qu'autant que l'atmosphère réfléchissante et quelque peu opaque, ainsi que la photosphère, s'écartent inégalement pour laisser voir à nu le corps obscur de l'astre et une partie de l'atmosphère réfléchissante *.
1. M. Faye a proposé une nouveUe théorie qui consiste à supposer la photosphère solaire composée d'une masse gazeuse dans laquelle seraient en suspension des particules solides. Des courants ascendants et descendants agiteraient constamment cette masse, et les pouvoirs émersifs différents des particules gazeuses et des particules solides produiraient les différences d'intensité lumineuse auxquelles seraient dues les taches et les fiicules. J.-A. B.