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LIVRE XIV. — LE SOLEIL

(l'éclairage, donne un prisme sans raies, produisent chacun des raies brillantes spéciales. De là la possibilité d'indiquer par Texamen des raies la nature des corps d'où provient la lumière dispersée par un prisme.

Les raies brillantes sont obscures lorsque derrière la flamme on place une lumière plus intense , par exemple la lumière électrique; mais la position des raies spéciales de chaque métal ne varie pas lorsque ces raies de colorées deviennent noires. On en a conclu qu'on peut, d'après l'observation des stries d'un spectre, découvrir la nature des corps renfermés dans la source lumineuse, et M. KirchhofiT a ainsi reconnu dans le Soleil la présence des métaux suivants : sodium, calcium, baryum, magnésium, fer, chrome, nickel , cuivre, zinc, strontium, cadmium, cobalt. Mais on a été au delà de ce que permet Texamen exact des faits eil prétendant qu'il en résulte que la photosphère solaire est liquide et que les raies provitt^nent de l'atmosphère diaphane qui l'entoure. Cette induction , contraire à celle tirée de l'expérience d'Arago sur la nonpolarisation des flammes, laquelle consiste en ce que la photosphère solaire ne peut être ni solide ni liquide, ne saurait se soutenir. Il faut seulement dire, comme Arago, que la lumière solaire est naturelle et en conséquence émane d'une photosphère gazeuse dans laquelle peuvent nager des particules métalliques. J.-A. B.

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