ÉQUATION PERSONNELLE DES PARLEURS
Va seconde cause d'erreur particulière à la méthode étudiée est. l'existence d’une équation personnelle des parleurs. [Hs sont ên relard. de quantités très différentes sur l'instant théorique du début de l'émission du courant; peu importe la grandeur du retard qui s'éliminerait dans la différence : c'est l'inégalilé des retards qui intervient seule.
L'équation personnelle des parleurs est de deux espèces.
a) La question est d’abord de savoir si des électros, placés dans à | même circuit, à grande distance l’un de l'autre, parlent’en même temps, à supposer qu'ils soient identiques et réglés aussi identiquement que possible. Il semble qu'oui, à la précision du dixième de seconde, qu'il’. est difficile de dépasser dans la présente méthode. Cela revient à dire’ que le courant a pratiquement la même intensité, au même instant, en: tous les points du circuit; ce qu’admet la théorie élémentaire.
b) En second lieu les parleurs doivent être identiques de construction et de réglage. Pour s'assurer de leur identité, il suffit de les placer côte à côte et de vérifier qu'ils sont synchrones, ce que l'oreille estime aisément à un centième de seconde près. Aussi bien rien n'empêche de les échanger, comme nous avons dit ci-dessus pour les astronomes, eux-mêmes, à la différence près que les parleurs! sont moins impressionnables. $
Emploi d’un chronographe à bande. \
— Les temps sont enregistrés sur un chronographe à bande analogue au ANRT Morse (voir Magaito el Électricité, I, $ 300). Une bande se déroule d’une manière sensiblement uniforme ; les armatures des électros tracent dessus des coches à l'instant où un courant com-
mence à les traverser. Chaque appareil contient deux électros; l'un est
actionné par l’horloge et divise la bande en secondes: l’autre est .actionné par un manipulateur à main. La détermination du temps d'un
phénomène consiste à repérer le trait qui lui correspond, par rapport aux traits des secondes tracés par l'horloge,
2° — La méthode a été utilisée entre Paris et Bourges de la façon très simple que voici. On n’employait qu'un seul enregistreur à deux plumes. I se trouvait à Paris, on enregistrait dessus les secondes, les temps de passage à Paris et les temps de passage des mêmes étoiles à Bourges. Les causes d'erreur sont exactement les mêmes qu'avec la méthode du paragraphe précédent, à la différence que l'équation personnelle est maintenant celle de la méthode de l'œil et de la main, et non plus celle de la méthode de l'œil et de l'oreille (voir Description….).
Cette équation dépend de la manière d'observer. Certains astronomes frappent la touche du manipulateur quand l'étoile a bissecté le fi] ; d’autres s’eftorcent de faire coïncider le toc avec l'instant de la bissection. On détermine la correction par la méthode indiquée plus haut, dans les limites où elle est déterminable.
3°— L'armature d'un électro obéit évidemment avec un certain retard. Dans les expériences précédentes, on admet implicitement que les retards sont les mêmes pour les passages pointés à Bourges et à Paris : ils se détruisent dans la différence des temps. Mais quand les lignes télégraphiques sont très longues, quand surtout il est nécessaire d’user de relais et de translateurs (voir Magnétisme et Électricité, IX, S 299), on ne peut plus admettre que les signaux envoyés de Paris, par exemple, s'enregistrent en même temps à Paris et à Vienne (Autriche). Pour corriger les résultats du retard provenant de la transmission, il devient nécessaire de doubler les appareils et d'enregistrer les observations simultanément aux deux bouts de la ligne.
Un signal envoyé de Paris au temps H, (heure sidérale de Paris), s’enregistre à Paris au temps H, +, à Vienne au temps H, + L+ n +9 (heure sidérale de Vienne); L est la longitude ouest de Paris par rapport à Vienne.
Un signal envoyé de Vienne au temps H,, s’enregistre à Vienne au temps H,+ n, à Paris au temps H,—L +1 +0. :
La différence des premiers temps est L+ v, la différence des seconds est L—+; la somme des deux résultats est le double de la longitude vraie.
Tout cela én théorie. La meilleure preuve que les opérations n’ont pas cette régularité schématique est l'écart de plus de 05,3 dans les déterminations isolées de la longitude relative de Greenwich et de Paris. a
4° — En définitive le problème de la détermination des longitudes est ramené à un simple problème mécanique et électrique : transporter le battement d’une horloge à une distance quelconque. Dans les plus récentes déterminations des longitudes, le téléphone apparaît. Tant que les inscriptions de passage ne se feront pas automatiquement, il semble que le téléphone soit le procédé le plus simple pour comparer les
pe Ls 1 :