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SÉLÉNOGRAPHIE

variable d’un jour à l’autre suivant la position de la Lune sur son orbite ($ 289).

Il varie même d’une façon sensible au cours d’une journée pour un observateur emporté par le mouvement diurne,

C'est ce que montre la figure 241.

Soit P un point à la surface de la Terre; sa latitude est À. Il est entraîné par le mouvement diurne; appelons $ l'angle que fait actuellement avec zTx le plan PTz. Comme approximation suffisante pour le

Fig. 241.

but poursuivi, supposons le centre de la Lune fixe dans le plan PTx; cela revient à négliger pour le jour considéré la variation de la déclinaison D et de l'ascension droite.

Pour la distance PL=—», on trouve aisément :

= a+ R?—92aR (sin D .sin\+ cos D . cos À. cos). Posons : CRUE dite pa En raison de la petitesse de + et de 4’, cette formule devient :

e—a—R(sinD .sin\+cosD. cosÀ.cosf}, a — a+ (sinDsinx+ cos D .cosx.cosf).

Ainsi p diminue d'une façon sensible depuis le lever de la Lune jusqu'à son passage au méridien (ÿ — 0), pour croître à nouveau après ce passage. Pour discuter la grandeur de cette variation, on se rappellera que R est sensiblement le soixantième de a; d'où « —0,0166.

La plus grande variation a lieu pour un point”de l'équateur, lorsque la déclinaison de la Lune est nulle :

DÆX=0; p—œa—Reosf, a'—a<+acosk.

& est la parallaxe horizontale.

512 LA LUNE Admettons la valeur x — 0,0166. On tire des formules (1) : | a — 0,000276 — 37, La formule précédente devient :

a —0 + 57"cos8.

Les calruls précédents Supposent la Terre sphérique. On obtient des formules plus compliquées en la Supposant aplatie. En 1734 Manfredi proposait même de déterminer la figure de la Terre par les parallaxes de la Lune. La méthode est ingénieuse, mais beaucoup moins précise évidemment que les mesures directes.

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