‹ Astronomie théorique et pratiqueChapitre 65 sur 437 · FFT MNAROPES ÉTOILES · texte numérisé non relu

FFT MNAROPES ÉTOILES

support S. Peu importe que les crochets de suspension soient identiques

ou non. Mais cette réussite ne prouve l’horizontalité de l’axe des touril-

lons que s’ils ont même diamètre. Pour le vérifier, on recommence l'opé-

ration après retournement de la lunette elle-même sur ses coussinets. Si la bulle, réglée dans la première opération, reste entre ses repères, les tourillons sont identiques. Sinon le déplacement de la bulle permet de calculer l'inclinaison 8. La figure 42 montre schématiquement les tourillons en T et T’ reposant sur les coussinets dont la ligne SS fait avec l'horizon l'angle . Par hypothèse dans la première opération la ligne qui passe par le sommet des tourillons est horizontale : d'où la condition :

Retournons la lunette, cette ligne s'incline d’un angle © que mesure le niveau. On a: u+2e— 9, ET TE . I est donc possible de calculer lès angles f—p+e que fait avec

VD Ste

Fig. 43.

l'horizon l'axe géométrique de rotation de la lunette avant et après le retournement. | L'industrie fournit aujourd’hui des cylindres tournés au centième de millimètre. Une seconde d'angle à un mètre correspond à un are d'un peu moins de 5 microns, soit un demi-centième de millimètre. C’est dire avéc quelle précision insuffisante la condilion d'identité des tourillons peut être réalisée. Mais il suffit de pouvoir déterminer ia correction.

ie © OBSERVATIONS MÉRIDIENNES 79

A la condition du moins que les tourillons soient circulaires. Pour le vérifier, on utilise la méthode de Fizeau et l'appareil de Desains dont la figure 43 montre un schéma. On produit des franges d’interférence entre le morceau de verre noir V et la face frontale de la lentille plan convexe- L; le verre V est porté par un coussinet renversé qui tourne autour de À. L’axe est un cylindre circulaire si les franges ne se déplacent pas quand on fait tourner la lunette. Pour la théorie de l’expérience, le lecteur se reportera au volume /nter/férences et Diffraction.

M. Réglage de l’axe optique.

1° — L’axe optique d’une lunette est la droite passant par le second point nodal de l'objectif et par un point matériel arbitraire, fixé d'une manière rigide dans le plan focal de cet objectif; dans l'espèce, ce point est la croisée des fils d’un réticule.

Il s’agit d'amener l’axe optique à être normal à l'axe de rotation. Le constructeur s'efforce de réaliser la normalité entre l'axe géométrique du double cône AB et l'axe des tourillons; nous pouvons donc supposer les axes optique et de rotation approæimativement rectangulaires quand la croisée des fils du réticule est dans l’axe géométrique du cylindre B. La réalisation rigoureuse de la normalité doit être possible par un déplacement très petit de la croisée des fils du réticule à partir de la position précédente. Pour l'obtenir nous pouvons employer deux méthodes.

Avant de les appliquer nous devons faire en sorte que les fils réticulaires fondamentaux soient normaux l'un sur l’autre, que leur plan coïncide avec le plan focal de l'objectif, enfin que l’un deux soit horizontal. La première condition est réalisée par la division exacte de la lunette qui supporte les fils du réticule; la seconde est une mise au point ordinaire sur un objet éloigné; enfin la troisième consiste à prendre pour cet objet une droite rendue horizontale par des niveaux et à faire coïncider son image avec le fil horizontal du réticule.

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