‹ AthalieChapitre 129 sur 130 · UN LÉVITE · texte numérisé non relu

UN LÉVITE

Le fer a de sa vie expié les horreurs. 300 1 . Foi, fidélité, et, par extension, protestations de loyauté.

Jérusalem, longtemps en proie à ses fureurs, De son joug odieux à la fin soulagée, Avec joie en son sang la regarde plongée.

JOAD

Par cette fin terrible, et due à ses forfaits. Apprenez, roi des Juifs, et n'oubliez jamais 305 Que les rois dans le ciel ont un juge sévère. L'innocence un vengeur, et l'orphelin un père^

1. Ces quatre derniers vers répondent assez aux sentences religieuses par lesquelles se termine la tragédie d'Ion, d'Euripide, à laquelle Racine avait certainement songé en écrivant cette tragédie :

« G Apollon, fils de Jupiter et de Latone, reçois nos adieux ; celui dont la maison est en proie aux calamités, s'il honore les dieux, qu'il soit plein de confiance ; car les gens de bien reçoivent à la fin le prix de leur vertu ; et les méchants, comme leur nature les y condamne, ne sauraient jamais être heureux .»

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