‹ Athalie, tragédie, annotéeChapitre 36 sur 63 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

JOAD, josabeth; azakias,

SUIVI DU CHOinB BT DB PLUSIBUBS LiviTBS.

JOAD

£h bien, Azarias, le temple est-il fermé ?

AZARIA8

J'en ai fait devant moi fermer toutes les portes.'

JOAD

N'y reste-t-il que vous et vos saintes cohortes ?

AZARIAS

De ses parvis sacrés j'ai deux fois fait le tour. Tout a fui ; tous se sont séparés sans retour, Misérable troupeau qu'a dispersé la crainte ; Et Dieu n'est mus servi que dans la tribu sainte. Depuis qu'à Pharaon co peuple est échappé.

Une égale terreur ne l'avait point frappé.

> J'en ai fait. . . 1 had ail ihe Ratée seoured in inv prcnenre.

JOAD

Peuple lâche, en effet, et né pour Tesclavage, H{um contre Dieu seul ! Poursuivons notre ouvrage. Mais qui retient encor ces enfants parmi nous ?

UNE DES FILLES DU CHŒUR

né ! pourrions-nous, Seigneur, nous séparer de vous ? Dans le temple de Dieu sommes-nous étrangères ? Vous avez près de vous nos pères et nos firèras.

UNE AUTRE

Hélas ! si, pour venger Fopprobre d'Israël,

Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois Jahel,*

Des ennemis de Dieu percer la tête impie.

Nous lui pouvons du moins immoler notre vie.

Quand vos bras combattront pour son temple attaqué,

Par nos larmes du moins n peut être invoqué.

JOAD

Voilà donc quels vengeurs s*arment pour ta querelle.

Des prêtres, des enfants, ô Sagesse étemelle !

Mais, si tu les soutiens, qui peut les ébranler ?

Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler ;

Tu frappes et guéris, tu perds^ et ressuscites.

Us ne s'assurent» point en leurs propres mérites,

Mais en ton nom sur eux invoqué tant de fois.

En tes serments jurés au plus saint de leurs rois,

En ce temple où tu fais ta demeure sacrée.

Et qui doit du soleil égaler^ la durée.

Mais d'oii vient que mon cœur frémit d'un saint effroi ?

Est-ce l'esprit divin qui s'empare de moi ?

Cest lui-même : il m'échauffe ; il parle ; mes yeux

fi^ouvrent, Et les siècles obscurs' devant moi se découvrent.

1 Juges, ch. !▼. ' Tu percif— Tt-iou destroyest

> lU ne s'asturml—They do not trust in.

' Dûilt'ffakr — Is to equal. * Ltt êiêcles o6*ciir*— Future «ge».

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