‹ Athalie, tragédie, annotéeChapitre 42 sur 63 · JOAD, JOAS · texte numérisé non relu

JOAD, JOAS

JOAS, courant dans les hras du grand prêtre.

Mon père !

JOAD

Hé bien, mon fils ?

JOAS

Qu'est-ce donc qu'on prépare ?

JOAD

H est juste, mon fils, que je vous le déclare. Il faut que vous soyez instruit, même avant tous. Des grand desseins de Dieu sur son peuple et sur vous. Armez-vous d'un courage et d'une foi nouvelle ; n est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu'au fond de votre cœur mes soins ont cultivés, Et de payer à Dieu ce que vous lui devez.

Sentez-vous cette noble et généreuse envie ?^

^ £nvie— RcsolutioD.

ATHAUE.

Je me sens prêt,* s'il veut, de lui donner ma vie.

JOAD

On vous a lu souvent l'histoire de nos rois : Vous souvient-il, mon fils, quelles étroites lois Doit s'imposer un roi digne du diadème ?

JOAS

Un roi sage, ainsi Dieu l'a prononcé lui-même, * Sur la richesse et l'or ne met point son appui ;' Craint le Seigneur son Dieu ; sans cesse a devant li Ses préceptes, ses lois, ses jugements sévères, Et aînjustes fardeaux n'accable point ses frères.

JOAD

Mais sur l'un de ces rois s'il fallait vous régler,* A qui choisiriez-vous, mon fils, de ressembler ?

JOAS

David, pour le Seigneur plein d'un amour fidèle, Me paraît d^ grands rois le plus parfait modèle.

JOAD

Ainsi dans leurs excès vous n'imiteriez pas L'infidèle Joram, l'impie Ochozias ?

JOAS

mon père !

JOAD

Achevez, dites : que vous en semble ?

JOAS

Puisse périr comme eux quiconque leur ressemble !

* Prêt de pour prit à i—prit de, qui a^employiUt autrefolft dans double acception de Bitpoti à et de sur le point de, est aujourdl inusité. > Dent xvii.

* Ne met point son appui— "Doea not take for hU support

^ S'il fallait vous régler— \i you had to rule yourself after.

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