ACTE IV. — SCÈNE IV
Qu'aax lannes, au travail, le peuple est condamné/ Et d'un sceptre de fer veut être* gouverné ; Que, s'il n'est opprimé, tôt ou tard il opprime. Ainsi de piège en piégé, et d'abîme en abîme, Corrompant de vos mœurs l'aimable pureté, Us vous feront enfin haïr la vérité.
Vous peindront la vertu sous une affreuse image. Hélas ! ils ont des rois égaré le plus sage.
Promettez sur ce livre, et devant ces témoins. Que Dieu fera toujours le premier de vos soins ; Que, sévère aux méchants, et des bons le refuge, Entre le pauvre et vous, vous prendez Dieu pour juge ; Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin.
JOAS, cm milieu de la table, ayant la main sv/r
le livre saint.
Je promets d'observer ce que la loi m'ordonne. Mon Dieu, punissez-moi si je vous abandonne !
JOAD
Venez ; de l'huile sainte il faut vous consacrer. Paraissez, Josabeth ; vous pouvez ' vous montrer.