‹ Athènes ancienne;Chapitre 4 sur 7 · V) C CT-E · texte numérisé non relu

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L'ATHÉNA PARTHENOS

Musée National . La statue chryséléphantine d'Aihiina, dcnommce Panhénos parce'qu'elle est celle du

Parthcnon, est inaugurée en 4?8; à peine est-elle consacrée, que Phidias, accusé de concussion par les ennemis de Périclès, doit quitier Athènes et se rend à Olvmpie. De ce colosse, qui s'élève à 12 mètres de hauteur dans la chapelle centrale de la cella, les auieurs anciens ont laissé des descriptions qui ont permis aux érudits d'en retrouver le souvenir exact. Parmi les nombreuses imitations dont aucune n'est une copie tidèle, car il était impossible de mouler le délicat ouvrage, la plus exacte est la statuette découverte en 1888 au Varvakéion, et conservée au Musée National d'Athènes. C'est une œuvre d'une facture banale, sculptée sans doute au temps d'Hadrien, mais d'une grande valeur documentaire.

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L' ERECHTHÊION Le portique N., dénommé par les anciens « porche de l'entrée », est

formé d'une majestueuse colonnade ionique, précédant l'élégante

porte de même stvle par laquelle on accède au sanctuaire de Poséidon Erechthée. Un caveau, sous le dallage, protège la relique sacrée, les trois trous creusés dans le rocher par le trident de Poséidon. Colonnade et portique sont des exemples célèbres de ce beau style ionique que le temple d'Athéna Niké et rErechthéion réalisent à l'Acropole dans toute sa pureté classique.

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HÉPHAISTÉION Le dit «Théscionn, le mieux conservé des temples helléniques, est pluidi,

suivant l'opinion généralement admise, le sanctuaire d'Héphaistos et

d'Athéna Héphaistia, que ciie Pausanias. Plus récent sans doute que le Panhénon, il fut élevé entre 437 et 4?2, encore sous l'administration de Périclés, et suivant son programme de reconstitution. Dorique périptére, comme le Panhénon, il conservait dans sa cella deux œuvres d'Alcamène, les statues chrvséléphantines d'Héphaistos et d'Athéna, cette dernière inspirant la statue d'u Athéna à l'acanthe »'de Cherchell, et d'autres répliques. Si les sculptures des frontons ont entièrerrieni disparu, du moins les métopes et la frise sculptée subsistent et célèbrent, les unes deux héros amis, l'Héraklès dorien et le Thésée attique, les autres, les combats des Grecs contre leurs ennemis, et des Lapithes contre les Centaures.

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LE THÉÂTRE DE DIONYSOS Le théâtre de Dionysos s'appuie aux flancs de l'Acro-

^ A ■■■■■■■■^xj. .y pôle, dont l'extrémité rocheuse que surmonte! angle b.

du mur de Cimon paraît ici. Il n'est qu'une dépendance du téménos de Dionysos Eleuthereus, les représentations dramatiques étant un acte de culte. C'est sur le théâtre rudimentaire en hois du V'siecle qiae l'on joue les pièces des tragiques, Eschvle, Sophocle, Euripide, et du comique Aristophane. Vers la fin du V' siècle, la pierre commence à remplacer le bois, moditication qui est achevée sous 1 archontat de Lycurgue (338—336). On voit ici, de l'orchestra, s'élever les rangées des gradins de l'E., au premier rang desquels trois sièges de proèdres sont bien conservés.

Pi.

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