‹ Athenes (volume 2)Chapitre 101 sur 276 · Ibid., 108, 118, 219 et · texte numérisé non relu

Ibid., 108, 118, 219 et

6. Un fragment du jambage de cette porte est au British Muséum, Elgin Saloon, n" 115,

7. Erechthée et Neptune étaient quelquefois regardés par les Athéniens comme une seule et mémo divinité. On lit dans le lexique d’Hésychius cette définition : ’Eçityfizùç, lloasiowv êv A0r,vai;, Erechthée, à Athènes, Neptune.

8. Le mot héros ne doit pas être pris ici dans le sens usité chez les modernes. Non-seulement les grands hommes célèbres par leur force et leur courage, mais encore ceux qui s’étaient distingués par leurs vertus ou par des services rendus à leur patrie, étaient, après leur mort, rangés parmi les héros, sorte de demi-dieux inférieurs aîuxquels on décernait les honneurs divins. Le culte rendu par les chrétiens aux saints, sous l’invocation desquels ils placent des églises et des autels, n’est pas 'sans quelque analogie avec celui des héros dans l’antiquité.

« Méimppe : Au nom de la divination, qu’est-ce qu’un héros? Je l’ignore. »

« Trophonius : C’est un composé d’homme et de dieu. »

Il Ménippe : C’est, dis-tu, un être qui n’est ni homme ni dieu, mais les deux ensemble. »

Lucien. 3® Dial, des Morts.

9. Butés, fils de Pandion, mari de Chitonia, fille d’Êrechthée, prêtre de Minerve et de Neptune, honoré comme un demi-dieu. (Apollod. I, c. 14.)

SANCTUAIRE UE 31INEHVE EOLIADE. I6I

Vulcain^. Le quatrième autel, omis par le voyageur grec, était consacré à Dioné, fille de l’Océan 2. Sur les murs étaient des peintures, probablement portatives, se rapportant à la famille des Butades ou Étéobutades Sanctuaire de Minerve Poliade. Lorsqu’on avait franchi la porte c, on se trouvait dans le sanctuaire de Minerve Poliade B, enceinte de 7'", 33 de longueur sur 4'"? 125 de largeur, qui ne recevait de jour que de la porte, et dans laquelle brûlait éternellement une lampe d’or, ouvrage de Callimaque, qu’on ne remplissait d’huile qu’une fois par an, et dont la mèche de Un carpasien (amiante) brûlait sans se consumer'^. La fumée* se dissipait par le moyen d’un palmier de bronze placé au-dessus de la lampe et s’élevant jusqu’au plafond^. C’est ce singulier candélabre que M. Tétaz met au centre h du sanctuaire ; si réellement il occupait cette place, il devait produire un assez mauvais etïet, cachant la statue de la déesse à ceux cjui entraient dans le temple. Nous ajouterons que la lampe ne pouvait donner assez de lumière pour justifier la présence des peintures murales que M. Tétaz a introduites dans sa restauration.

La statue de Minerve e conservée dans ce sanctuaire était la plus vénérée de l’Attique ; elle passait pour être tombée du ciel®; elle n’était

Page 1