‹ Athenes (volume 2)Chapitre 15 sur 276 · DOUBLE NICHE · texte numérisé non relu

DOUBLE NICHE

a de profondeur sur l'",67 de largeur; celle de gauche, i, seulement i'",22 sur Elles avaient été remplies par de la maçonnerie i;

aussi Leake2, les prenant pour des portes condamnées , a prétendu qu’elles conduisaient à un souterrain dans lequel il croyait reconnaître le double sanctuaire de Cérès-Chloé et de la Terre nourricière dont la fondation remontait à Érichthonius. Les deux portes, selon lui, eussent répondu aux autels des deux divinités, et la position du sanctuaire, à droite du voyageur entrant dans l’Acropole, eût bien été celle indiquée par Pausanias^. Bien que, même après qu’il eut été reconnu que les prétendues portes n’étaient que des niches, pouvant contenir à peine un autel et une statue, MM. Ross, Schaubert et Hansen^, M. Raoul Rochette ^ et M. Pittakis^ aient persisté à y voir les sanctuaires de Gérés et de la Terre, nous croyons, avec M. Beulé, que ces sanctuaires étaient situés en dehors de la citadelle, ainsi que le dit formellement Thucydide, qui, parmi les temples hors de l’Acropole, cite ceux de Jupiter Olympien, d’Apollon et de la Terre C’est aussi avant d’entrer dans la citadelle que Pausanias parle des temples de Gérés et de la Terre ; enfin, dans la Lysistrate d’Aristophane, les femmes maîtresses de la citadelle voient accourir un homme : « Où est-il? dit l’une d’elles. — Près du temple de Cérès-Chloé, » répond Lysistrate. Cet homme, Cinésias, est encore loin, puisque, malgré sa course rapide, il n’arrive qu’après un assez long dialogue entre Lysistrate et MyiThine, et que la première, placée en sentinelle près de la porte, lui refuse l’entrée. Quant à la position réelle des deux sanctuaires, une seule chose nous paraît établie, c’est qu’ils étaient, ainsi que le dit Thucydide dans le passage que nous avons déjà invoqué, situés au sud de l’Acropole et en dehors de son enceinte.

1. Les Turcs croyaient que l’intérieur du massif était rempli de sable et que, si l’on venait à ouvrir ces portes, le sable en s’écoulant laisserait à, découvert une entrée de la citadelle.

Ross, Schaubert and Hansen. Die Akropolis von Athen, p. 4.

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