‹ Athenes (volume 2)Chapitre 152 sur 276 · Voy. la vignette page suivante. L’arc d’Adrien y figure · texte numérisé non relu

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chapiteau paraît plus court que ne le comporte la proportion ordinaire. L’abaque a ses angles aigus et porte une rose circulaire sur chaque face, comme on le voit dans l’ordre qui décore le Pœcile^. Les petites volutes sont à peu près semblables à celles que l’on voit au Pœcile, mais elles ont plus de saillie sur le vase du chapiteau »

Principal reste du temple.

La largeur des entre-colonnements est de 2’", 92.

Les plinthes des bases étaient fixées sur le stylobate, par des tourillons de fer dont les trous se voient encore à chaque angle, ainsi que le petit canal qui y conduisait le plomb de scellement.

Le stylobate reposait lui-même sur des assises de pierre du Pirée, qui sans doute étaient cachées par un ou deux degrés de marbre, dont il ne reste plus de traces.

Les deux colonnes séparées du groupe de onze portent sur leur architrave, formée de trois pièces juxtaposées^, une espèce de niche de

1. L’édifice que Reveley désigne sous le nom de Pœcile est le stoa ou portique d’Adrien.

2. Stuart. Antiquités d’Athènes. T. III. Préface par Willey Reveley.

3. Au temple de Jupiter Olympien, le bloc d’angle de l’architrave a jusqu’à 6"\984 de longueur sur 1 mètre d’épaisseur, et 2“,25 de hauteur, La plus grande pierre du plafond des Propylées n’a que 6'",40 de longueur.

TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN

maçonnerie comparativement moderne, mais qui, ainsi cfue le remarciue Chandler ^ , n’a pu être élevée à une telle hauteur que pendant que la ruine était assez entière pour en faciliter l’accès. Suivant une tradition conservée à Athènes, cette niche aurait pendant de longues années servi de demeure à un nouveau Stylite^.

« L’enceinte du temple, le péribole, dit Pausanias, qui n’a pas moins de quatre stades de tour, est remplie de statues, chaque ville en ayant érigé une à l’empereur Adrien; mais les Athéniens les ont toutes surpassées en plaçant derrière le temple la statue colossale de ce prince, qui mérite d’être vue. On remarque divers monuments anciens dans cette enceinte, savoir : un Jupiter en bronze, un sanctuaire de Saturne et une enceinte consacrée à la Terre, surnommée Olympienne. Le sol de cette enceinte offre une ouverture d’environ une coudée, par laquelle on dit que les eaux s’écoulèrent après le déluge de Deucalion. On y jette tous les ans des gâteaux de farine de froment pétris avec du miel. Vous trouvez aussi dans l’enceinte du temple de Jupiter Olympien une statue placée sur une colonne et cjui représente Isocrate... Il y a dans le même endroit un trépied en bronze, supporté par des Perses en marbre de Phrygie ; les hommes et le trépied sont également dignes de remarque^. »

Le terrain sur lequel le temple s’élevait présentant un plan incliné dans la direction de l’Ilissus, on avait dû établir une plate-forme artificielle soutenue par des murailles. Cette esplanade, formant le péribole du temple, était longue de 223 mètres et large de 150'", 25, ayant par conséquent 746'", 50 de circonférence.

Au sud et à l’ouest, le mur de soutènement existe encore en grande partie. Son angle g h i est conservé, et le mur s’étend au sud jusqu’à l’alignement de la façade du temple, et à l’est jusqu’en face de sa huitième colonne. Au sud sa hauteur varie entre 3'", 20 et 3"% 70, mais à l’est elle atteint parfois A™, 80. Il est maintenu par de puissants contreforts éloignés les uns des autres de 5"’, 575, ayant une saillie de i'",iO à la base et 0"',92 au sommet. Il est formé d’énormes blocs de pierre

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