‹ Athenes (volume 2)Chapitre 158 sur 276 · Voy. la vignette à la fin du chapitre · texte numérisé non relu

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2. Un usage analogue existe chez les musulmans, et à Constantinople, à Smyrne, nous avons souvent vu, garnies d’innombrables chiffons de toutes couleurs arrachés aux vêtements des malades, les grilles des turbeh ou tombeaux des derviches morts en odeur de sainteté, et dont on invoque ainsi la protection contre la fièvre.

3. Évidemment Lucien commet ici une erreur. Ce n’est pas peu de temps, mais plus de cent trente ans après la mort de Toxaris, que la Grèce fut désolée par la peste terrible qui coûta la vie à Périclès. Du reste, l’auteur lui-même semble démentir son assertion quand il ajoute, quelques lignes plus bas, qu’on reconnut le tombeau de Toxaris, « non-seulement d’après l’inscription qui était à demi effacée, mais surtout d’après le cippe sur lequel était sculpté un Scythe tenant de la main gauche un arc tendu et de la droite un livre, autant qu’il était permis d'en juger. » Tel n’eût point été l’état du monument si peu d’années seulement se fussent écoulées depuis la mort de Toxaris.

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