‹ Athenes (volume 2)Chapitre 175 sur 276 · Planche VI · texte numérisé non relu

Planche VI

* Elle a disparu.

un grand seuil, qui paraît avoir appartenu au portique; plusieurs cippes funéraires, dont un fort beau avec un bas-relief représentant, de grandeur naturelle , un homme et une femme se donnant la main , des antéfixes de terre cuite, deux boucs luttant, un grand nombre d’inscriptions, d’urnes cinéraires en marbre avec bas-reliefs, la plupart d’un travail médiocre, représentant tous un personnage assis recevant un homme qui arrive, un torse de Minerve de style archaïque, une grande palmette qui dut être l’acrotère d’un fronton, peut-être de celui du péristyle du portique d’Adrien, quelques fragments de sculpture byzantine, dont un élégant chapiteau, un poids de marbre ayant la forme d’un fer à repasser moderne , enfin une belle statue de matrone , malheureusement sans tête, etc., etc.

Gymnases. Les gymnases, yupaGia i, étaient dans le principe des lieux consacrés exclusivement aux exercices gymnastiques , qui tenaient une place si importante dans l’éducation de la jeunesse grecque 2; peu à peu ils s’étendirent, se développèrent et réunirent dans leur vaste enceinte tout ce qui pouvait charmer les oisifs, qui s’y rassemblèrent, d’abord sous prétexte d’assister ou de prendre part aux exercices, et bientôt pour s’y livrer aux conversations sérieuses ou frivoles , commerciales ou politiques, aux discussions philosophiques ou littéraires. En un mot, il en fut des gymnases grecs comme plus tard des thermes romains qui n’en furent que l’imitation ; les accessoires en vinrent à tenir plus de place que les lieux d’exercice dans les premiers, que les bains dans les seconds.

1. De yu[av6ç, nu, parce qu’on quittait ses vêtements pour se livrer aux exercices gymnastiques.

2. « La gymnastique est un art nécessaire, et il est aisé de concevoir comment elle doit faire partie

de l’éducation. Jusqu’à l’àge de puberté, on formera les enfants par des exercices légers... Les trois années qui suivront l’époque de la puberté seront employées à l’étude des diverses sciences. Ensuite, on reprendra la gymnastique, et les jeunes gens seront assujettis à un régime sévère et à des exercices fatigants. On évitera ainsi le travail simultané du corps et de l’esprit. Car ces deux genres d’occupation se contrarient toujours. Les travaux du corps nuisent à ceux de l’esprit, et les travaux de l’esprit à ceux du corps. » Aristote. Polit. L. VIII.

« Ils envoient leurs enfants chez le maître de gymnase ; ils veulent que leur corps, plus robuste, exécute mieux les ordres d’un esprit mâle et sain, et qu’ils ne soient pas réduits, par la faiblesse physique, à se comporter lâchement à la guerre ou dans les autres circonstances. » Platon. Protagoras.

« Quelques tyrans ont fait brûler ou renverser les gymnases où s’exerçaient les jeunes gens, comme autant de forts opposés aux citadelles du despotisme. » Athénée. Deip7ios. L. XIII.

Perque coloratas subtilis Grœcia gentes Gymnasium prœfert vultu, fortesque palœstras

Manilius. Asironom. L. IV, v. 717.

« L’ingénieuse Grèce montre sur le visage basané de ses enfants les traces des robustes exercices du gymnase et de la palestre. »

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