Ubi per graciles lenis Ilissus
Ut Mœander, super œquales Labilur agros, piger, et stériles Amne maligno radil arenas.
« Dans ces lieux, où, d’un cours égal et paisible, l’Ilissus, semblable au Méandre, promène ses eaux languissantes et mouille à peine un sable aride. » Sénèque. Ilippolyle. V. 13-16.
4. KaX),tppori, de xaXo;, beau, et psw, couler ; fontaine au beau cours, aux belles eaux.
5. ’Evveàxpouvo:, à neuf bouches, à neuf tuyaux, d’èvvéa, neuf, et xpoovoç, tuyau, conduit.
« Vous savez. Timon, qu’un peu de pain me suffit, que mon meilleur repas c’est du thym, du cresson, assaisonné d’un peu de sel, quand je veux me régaler, et que ma boisson est puisée à la fontaine aux neuf bouches. » Lucien. Timon le Misanthrope.
TEMPLE SUR L’ILLSSUS
eaux, les fit jaillir par neuf tuyaux^, et la décora d’une façade monumentale et de statues qui ont entièrement disparu. Six des bouches de la fontaine sont même recouvertes, et trois seulement sont encore visibles.
Temple sur l’Ilissüs. Remontant la rive gauche de l’Ilissus, on laisse à droite le site d’un petit temple ionique, sans doute celui que Pausanias^ dit avoir existé près de la fontaine Enneacrunos, et avoir été consacré à Triptolème. Ce temple avait été converti en une église sous l’invocation de Notre-Dame-sur-le-Roc , llavayia tlç t/iv Tirexpav, mais l’église elle-même avait été abandonnée avant la fin du xvii* siècle. Stuart a
Temple sur ITUssus,
donné de ce qui subsistait de son temps un dessin que nous reproduisons ici^, afin de conserver le souvenir d’un édifice dont aujourd’hui toute trace a disparu.
1. « Près de l’Odéon {celui de Périclès) est la fontaine Enneacrunos, qui a été ainsi décorée par
Pisistrate. » Paüsanias. Ait. C. XIV.
« Près de là est aussi la fontaine appelée Enneacrunos, ou des neuf tuyaux, d’après la manière dont elle avait été embellie par les tyrans {les Pisistratides); mais auparavant, lorsqu’on voyait toutes ses sources, elle se nommait Gallirhoé. On se servait de ses eaux pour les usages les plus solennels; et c’est de l’antiquité que vient la coutume, encore en vigueur aujourd’hui, d’y puiser pour les cérémonies qui précèdent le mariage et d’autres usages religieux. »
THUCYmuE. L. II, § 15.