‹ Athenes (volume 2)Chapitre 229 sur 276 · PONT SUR L’ILISSUS · texte numérisé non relu

PONT SUR L’ILISSUS

Pont. Pour faciliter la sortie de cette pompe et aussi pour otfrir un passage commode à la foule des spectateurs, en avant, du coté ouvert du Stade, on avait jeté sur l’ilissus, également aux frais d’Hérode Atticus, un pont de trois arches, large, suivant Stuart, de 22 à 23 mètres, et construit en blocage revêtu de grosses pierres de taille de grand appareil. Sur la vaste plate-forme qu’offrait le tablier du pont, des religieuses avaient élevé un couvent et une église qu’elles abandonnèrent lorsque les Turcs se furent rendus maîtres d’Athènes i. Le pont lui-même fut détruit en 177 A par un gouverneur turc qui employa les matériaux à diverses constructions, et aujourd’hui il ne reste plus que quelques vestiges» des deux culées. Le pont avec les ruines du couvent se trouve sur le plan des Capucins, et il était encore presque dans le même état au temps de Stuart, qui en a donné un dessin que nous reproduisons à la fin de ce chapitre.

Sur la rive droite de l’ilissus, de l’autre côté du pont, dans le quartier des jardins, -/.viTroi, s’élevait le temple des Muses Ilûsiades, dont les derniers restes furent encore vus par Spon et Wheler en 167G.

Dans le même quartier se trouvait le temple de Vénus dans les jardins, qui renfermait une statue de la déesse, œuvre très-estimée d’Alcamène^.

Sur le sommet des deux collines qui, à l’est et à l’ouest, dominaient le Stade, s’élevaient deux monuments ; le premier était un temple de la Fortune dont il ne reste plus de traces ; le second était le tombeau d’Hérode Atticus

Tombeau d’Hérode. On sait que ce généreux citoyen avait été enterré en grande pompe près du Stade dont il avait doté Athènes. Le sommet de la colline où il fut déposé avait été aplani et transformé en un terreplein soutenu par une muraille dont on voit encore quelques restes. Au milieu s’élevait le mausolée dont quelques entailles dans le rocher indiquent seules l’emplacement.

Temple de Diane Agrotera. Descendant la colline du côté oriental, on traverse un petit ruisseau qui, lorsque par hasard il n’est pas à sec, va se jeter dans l’Ilissus; c’est l’Éridan, mentionné par Strabon et Pau-

1. De Laiîorde. Athènes aux xv% xvp et xvip siècles. T. I, p. 78.

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