‹ Athenes (volume 2)Chapitre 234 sur 276 · Trebellius Poli.ion. Les Deux GalUens. C. II · texte numérisé non relu

Trebellius Poli.ion. Les Deux GalUens. C. II

2. Les archontes, àpj^ovxsi;, étaient les principaux magistrats d’Athènes; ils entraient en fonction

au mois A'hécatombéon (juillet). Cette dignité fut d’ahord perpétuelle et concentrée dans la famille de Godrus, après la mort duquel elle avait été instituée; en 754 avant J.-C., sa durée fut restreinte à dix années ( Veeleius Paterculus. Hist. rom. L. I, c. 8), et enfin, en 684, elle devint annuelle et fut partagée entre neuf Athéniens choisis, par l’assemblée du peuple et le conseil des cinq cents, parmi la noblesse, les Eupatrides, puis, après Solon, parmi les plus riches Athéniens; enfin, une loi portée par Aristide (Thucydide. L. II, c. 37) permit de les prendre indifféremment dans toutes les classes de citoyens. Plutarque [Vie d'Aristide C. XXII) nous a conservé le texte même de cette loi: « Kotvrjv elvftt tyiv TToXiTstav, xal toùç âpj^ovxai; ’AOïjvaiwv Ttàvvwv alpeïaôat. Le gouvernement est commun et les archontes sont choisis parmi tous les citoyens d’Athènes. » On vit même, à l’époque de la décadence de la puissance athénienne, des étrangers admis à siéger parmi les archontes. Le premier archonte était nommé éponyme, £ua)vup.o;, parce qu’il donnait son nom à l’année. « Cette dignité, dit Plutarque [Vie d’Aristide), était réservée aux familles les plus opulentes et qui composaient la classe des citojfens appelés pentacosiomedimnes (7t£VTa'/co(nop,£5tp.voi, qui ont un revenu de 500 medimnes). » Le second était V archonte-roi, chargé du soin des sacrifices confiés Jadis

aux rois. Le troisième était le polémarque, nolépaç-ioz, qui avait l’administration militaire; enfin les six autres portaient le titre de thesmothètes , 6£(Tp.o6£Tai, ou législateurs, parce qu’ils étaient chargés de la promulgation et de l’exécution des lois (Pouuux. Onomast. L. VIII, c. 8). A l'expiration de leur charge, les archontes, à moins d’avoir démérité, étaient de.droit membres de l’Aréopage. Leur conduite ne devait pas être moins irréprochable que celle des aréopagites; il y avait peine de mort contre celui qui était surpris en état d’ivresse. (Diog. Lvert. In Sal.)

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