‹ Athenes (volume 2)Chapitre 264 sur 276 · Paüsanias. Laoon · texte numérisé non relu

Paüsanias. Laoon

MYGÈNES.

le symbole des révolutions de la lune, des quatre saisons, des quatre yeux qui, suivant Meursius, se voyaient au simulacre d’Apollon à Amyclée. Peut-être ces quatre disciues ne sont-ils simplement que l’extrémité des bûches placées sur l’autel, et ce qu’on a pris pour un second abaque n’est-il que le profil d’autres pièces de bois placées en travers. Cette hypothèse, toute prosaïque qu’elle est, ne me paraît pas dénuée de vraisemblance, d’autant plus que le tout était surmonté d’une flamme, ainsi cpe l’indique la forme même du bas-relief, cjui se terminait en pointe, et comme ne permettent pas d’en douter les divers exemples cpe nous avons cités.

Dans l’intérieur de la citadelle se trouvent plusieurs citernes de différentes formes : telle a paru à Dodwell avoir dû être la destination d’une chambre circulaire creusée dans le roc, et d’une forme analogue à celle de la Trésorerie d’Atrée. Une autre citerne taillée dans un rocher de brèche est revêtue de stuc. Les Romains ne paraissent pas avoir eu d’établissement à Mycènes, et cependant, tel est l’état de conservation de ce revêtement, qu’on ne sait comment l’expliquer après tant de siècles.

« Une semblable excavation, dit Clarke, s’observe à l’Acropole d’Argos; la nature poreuse de la brèche rendait l’emploi du stuc indispensable ; ainsi se trouve expliquée la fable des Danaïdes, forcées sans doute de remplir la citerne d’Argos. » Dans l’Acropole de Mycènes, on reconnaît, en quelques endroits, des fondements d’habitations. A l’extrémité orientale sont des murs qui ont dû former l’enceinte d’un édifice irrégulier; ce sont sans doute les restes du palais des Atrides. Au point le plus élevé de la colline, quelques substructions paraissent appartenir à un âge moins reculé; on y a trouvé des monnaies romaines. Tite-Live^ nous apprend que le général Quintius et le roi Attale eurent une entrevue avec Nabis, sur le site de Mycènes, avant la réduction d’Argos.

De la seconde porte dont j’ai parlé part encore l’ancien chemin qui descendait rapidement dans la ville. D’un côté, un parapet de pierres taillées et parementées en dedans garantit des précipices; de l’autre, s’élèvent les murs de l’Acropole. Dodwell remarque, comme une exception, qu’en entrant on avait à gauche les murailles, et il en conclut que

1. Il Non loin d’Argos est un endroit appelé Mycénique, Mycenica; on convint de s’y réunir. »

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